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Cholécystite aiguë de réanimation

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La cholécystite aiguë de réanimation (0,2 à 1 % des patients) est liée à des facteurs de risque spécifiques (jeûne, nutrition parentérale, ventilation mécanique) et systémiques (instabilité, brûlures graves, catécholamines) conduisant à des phénomènes d’ischémie-reperfusion de la paroi vésiculaire, à l’origine d’une cholécystite classiquement alithiasique. Toutefois, les données récentes retrouvent une participation lithiasique dans 50%des cas environ. Il s’agit d’une maladie grave dont le diagnostic est difficile et la mortalité élevée (40 %). Chez ces patients graves, aucun critère clinicobiologique ne permet un diagnostic de certitude. L’imagerie du patient de réanimation peut être prise à défaut par les anomalies fréquemment retrouvées en réanimation ; les signes les plus évocateurs sont un épaississement pariétal vésiculaire supérieur à 4 mm, un hydrocholécyste ou un défaut de rehaussement de la paroi au scanner. Le traitement en urgence repose sur une antibiothérapie à large spectre ciblée sur les germes digestifs et nosocomiaux ainsi que sur une optimisation hémodynamique. La cholécystectomie (laparoscopique, voire sous-costale) représente le traitement de référence en empêchant la récidive. Mais la gravité des patients amène souvent à envisager une solution moins lourde que la chirurgie avec un drainage de la vésicule. Le drainage par voie percutanée est l’alternative de choix en raison de sa disponibilité et de son efficacité, il existe toutefois un risque théorique de récidive à l’ablation du drain, surtout en cas de cholécystite lithiasique. Le drainage interne par voie endoscopique (transpapillaire ou transdigestif) est une possibilité prometteuse, mais réservée à l’heure actuelle aux centres experts.
Title: Cholécystite aiguë de réanimation
Description:
La cholécystite aiguë de réanimation (0,2 à 1 % des patients) est liée à des facteurs de risque spécifiques (jeûne, nutrition parentérale, ventilation mécanique) et systémiques (instabilité, brûlures graves, catécholamines) conduisant à des phénomènes d’ischémie-reperfusion de la paroi vésiculaire, à l’origine d’une cholécystite classiquement alithiasique.
Toutefois, les données récentes retrouvent une participation lithiasique dans 50%des cas environ.
Il s’agit d’une maladie grave dont le diagnostic est difficile et la mortalité élevée (40 %).
Chez ces patients graves, aucun critère clinicobiologique ne permet un diagnostic de certitude.
L’imagerie du patient de réanimation peut être prise à défaut par les anomalies fréquemment retrouvées en réanimation ; les signes les plus évocateurs sont un épaississement pariétal vésiculaire supérieur à 4 mm, un hydrocholécyste ou un défaut de rehaussement de la paroi au scanner.
Le traitement en urgence repose sur une antibiothérapie à large spectre ciblée sur les germes digestifs et nosocomiaux ainsi que sur une optimisation hémodynamique.
La cholécystectomie (laparoscopique, voire sous-costale) représente le traitement de référence en empêchant la récidive.
Mais la gravité des patients amène souvent à envisager une solution moins lourde que la chirurgie avec un drainage de la vésicule.
Le drainage par voie percutanée est l’alternative de choix en raison de sa disponibilité et de son efficacité, il existe toutefois un risque théorique de récidive à l’ablation du drain, surtout en cas de cholécystite lithiasique.
Le drainage interne par voie endoscopique (transpapillaire ou transdigestif) est une possibilité prometteuse, mais réservée à l’heure actuelle aux centres experts.

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