Search engine for discovering works of Art, research articles, and books related to Art and Culture
ShareThis
Javascript must be enabled to continue!

Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?

View through CrossRef
L’étude de la compétence de traduction constitue l’un des opérateurs pivot dans la réflexion didactique en traductologie. Par ses diverses implications dans la planification curriculaire, la compétence traductive (Ladmiral, 2005) comporte des enjeux à la fois sociaux et pédagogiques (Hurtado Albir, 2008). Dans le processus de définition des objectifs, de multiples facteurs entrent en ligne de compte afin de rendre la didactisation plus inclusive et efficace. La détermination des langues de la combinaison du profil de sortie ainsi que leur classement et leur hiérarchisation sont des préalables essentiels dans la conception des contenus d’enseignement. Entre langues A, B et C, la didactique de la traduction doit prioritairement s’appuyer sur la sous-compétence bilingue pour établir une directionnalité cohérente de l’exercice de transfert de sens. Mais la tâche se révèle un peu plus complexe lorsque les apprenants présentent des profils linguistiques singuliers où la langue A n’est pas la langue maternelle mais tend à se rapprocher des langues B (semi-active) ou C (passive). C’est cette complexité que la présente étude s’attache à examiner dans le contexte sénégalais, reflet, à bien des égards, d’une configuration socio-didactique commune à beaucoup d’États africains. En partant des échelles d’évaluation des compétences linguistiques (ou contrastives) selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL, 2021) et le modèle PACTE, nous mettons en relief le dilemme pédagogique qui intervient dans l’enseignement de la traduction entre langues « en mode mineur » (Merkle & Klimkiewicz, 2008) et langues de grande diffusion.
Title: Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Description:
L’étude de la compétence de traduction constitue l’un des opérateurs pivot dans la réflexion didactique en traductologie.
Par ses diverses implications dans la planification curriculaire, la compétence traductive (Ladmiral, 2005) comporte des enjeux à la fois sociaux et pédagogiques (Hurtado Albir, 2008).
Dans le processus de définition des objectifs, de multiples facteurs entrent en ligne de compte afin de rendre la didactisation plus inclusive et efficace.
La détermination des langues de la combinaison du profil de sortie ainsi que leur classement et leur hiérarchisation sont des préalables essentiels dans la conception des contenus d’enseignement.
Entre langues A, B et C, la didactique de la traduction doit prioritairement s’appuyer sur la sous-compétence bilingue pour établir une directionnalité cohérente de l’exercice de transfert de sens.
Mais la tâche se révèle un peu plus complexe lorsque les apprenants présentent des profils linguistiques singuliers où la langue A n’est pas la langue maternelle mais tend à se rapprocher des langues B (semi-active) ou C (passive).
C’est cette complexité que la présente étude s’attache à examiner dans le contexte sénégalais, reflet, à bien des égards, d’une configuration socio-didactique commune à beaucoup d’États africains.
En partant des échelles d’évaluation des compétences linguistiques (ou contrastives) selon le Cadre européen commun de référence pour les langues (CECRL, 2021) et le modèle PACTE, nous mettons en relief le dilemme pédagogique qui intervient dans l’enseignement de la traduction entre langues « en mode mineur » (Merkle & Klimkiewicz, 2008) et langues de grande diffusion.

Related Results

REGULAR ARTICLES
REGULAR ARTICLES
L. Cowen and C. J. Schwarz       657Les Radio‐tags, en raison de leur détectabilitéélevée, ...
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Dans un premier article, j’avais attiré l’attention sur le CECRL, non pas comme modèle à reproduire en Afrique, mais comme expérience assez exceptionnelle pouvant être une source d...
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Le Cadre européen commun de référence (CECR) pour les langues a été mis en place pour répondre à un besoin spécifique commun à plusieurs pays de l’espace européen. Des acteurs de t...
Yoruba Mythology in Wole Soyinka’s A Dance of the Forests and The Road
Yoruba Mythology in Wole Soyinka’s A Dance of the Forests and The Road
Cette étude porte sur les catégories et les fonctions de la mythologie Yoruba dans deux des pièces de théâtre de Wole Soyinka à savoir A Dance of the Forests et The Road. Les types...
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Le plurilinguisme en Afrique est un phénomène complexe dont la gestion optimale repose sur une approche holistique et durable, basée sur des choix politiques clairement exprimés, l...
Étude comparative des langues makaa-njem (bantu A80) : Phonologie, morphologie, lexique : Vers une reconstruction du proto-A80
Étude comparative des langues makaa-njem (bantu A80) : Phonologie, morphologie, lexique : Vers une reconstruction du proto-A80
La présente thèse propose une étude comparative des langues bantu A80 (aussi appelées « makaa-njem »). Celle-ci répond à un double objectif : proposer une synthèse des connaissance...
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Faut-il un cadre de référence pour les langues en Afrique ?
Cette recherche se focalise sur l’analyse du niveau de documentation des langues camerounaises. Partant de l’idée que la production quantitative et qualitative de manuels en langue...

Back to Top