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L’avatar du Moi : l’évolution théorique de la poétique d’Antonin Artaud

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Le but de la présente thèse est de retracer le changement théorique qu’a réalisé Antonin Artaud de la notion du moi, et par là d'éclairer la poétique particulière qu’il a établie à la fin de sa vie. La 1ère partie focalise ses premiers écrits et surtout la maladie dans laquelle il ne pouvait penser. Qu’est-ce que l’impossibilité de penser ? Pour lui cette maladie n’est qu’un dysfonctionnement psychologique. Sa maladie consiste à son incapacité de faire correspondre rétrospectivement sa pensée intérieure aux paroles extériorisées. A l’époque le moi artaldien restait minimisé. Il s’agit dans la 2e partie de la théorie du théâtre qu’il développait toute sa vie. Certes sa théorie reste cohérente en ce sens qu’il s’agit toujours de la relation entre le texte et l’acteur. Mais dans les années 30 comme le texte fonctionne comme un double qui hante le moi de l’acteur et lui demande tel ou tel acte, le texte se trouve toujours antérieur à l’acteur. Par contre, dans les années 40, Artaud n’accepte plus l’antériorité du texte par rapport à l’acteur, ce qui rend impossible le théâtre au sens ordinaire du terme. La 3e partie aborde l’hypertrophie du moi artaldien. Or cette centralité du moi artaldien n’est pas un solipsisme car ce n’est que rétrospectivement qu’il peut dire « tout est sorti de moi ». Cette rétrospectivité lui permet de développer sa propre poétique à travers la lecture des Chimères de Nerval où il établit un nouveau sujet littéraire : sujet de lecture qui domine rétrospectivement l’espace poétique. L’hypertrophie du moi n’est point un symptôme de la schizophrénie, mais un support théorique à la poésie contemporaine, comme la poésie sonore ou littéraliste.
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: L’avatar du Moi : l’évolution théorique de la poétique d’Antonin Artaud
Description:
Le but de la présente thèse est de retracer le changement théorique qu’a réalisé Antonin Artaud de la notion du moi, et par là d'éclairer la poétique particulière qu’il a établie à la fin de sa vie.
La 1ère partie focalise ses premiers écrits et surtout la maladie dans laquelle il ne pouvait penser.
Qu’est-ce que l’impossibilité de penser ? Pour lui cette maladie n’est qu’un dysfonctionnement psychologique.
Sa maladie consiste à son incapacité de faire correspondre rétrospectivement sa pensée intérieure aux paroles extériorisées.
A l’époque le moi artaldien restait minimisé.
Il s’agit dans la 2e partie de la théorie du théâtre qu’il développait toute sa vie.
Certes sa théorie reste cohérente en ce sens qu’il s’agit toujours de la relation entre le texte et l’acteur.
Mais dans les années 30 comme le texte fonctionne comme un double qui hante le moi de l’acteur et lui demande tel ou tel acte, le texte se trouve toujours antérieur à l’acteur.
Par contre, dans les années 40, Artaud n’accepte plus l’antériorité du texte par rapport à l’acteur, ce qui rend impossible le théâtre au sens ordinaire du terme.
La 3e partie aborde l’hypertrophie du moi artaldien.
Or cette centralité du moi artaldien n’est pas un solipsisme car ce n’est que rétrospectivement qu’il peut dire « tout est sorti de moi ».
Cette rétrospectivité lui permet de développer sa propre poétique à travers la lecture des Chimères de Nerval où il établit un nouveau sujet littéraire : sujet de lecture qui domine rétrospectivement l’espace poétique.
L’hypertrophie du moi n’est point un symptôme de la schizophrénie, mais un support théorique à la poésie contemporaine, comme la poésie sonore ou littéraliste.

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