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Hypersomnie idiopathique : pathologie, physiopathologie et modèle expérimental
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L’hypersomnie idiopathique (HI) est une maladie orpheline de physiopathologie inconnue, dont le diagnostic repose sur des critères peu sensibles et spécifiques, en l’absence de biomarqueurs spécifiques de cette maladie. Elle représente un modèle expérimental de choix pour l’étude des besoins de durée de sommeil très différents selon les sujets (courts et longs dormeurs vs extrême comme certains patients atteints d’HI) et des mécanismes de réveil, avec une probable prédisposition génétique ainsi qu’une possible dysrégulation du sommeil lent. Ce travail de thèse a permis de valider des outils de mesure des trois composantes principales de l’hypersomnolence dans l’HI, l’allongement du temps de sommeil ou quantité excessive de sommeil, la somnolence diurne excessive (SDE) et l’inertie du sommeil, et de mieux en caractériser le phénotype, d’un point de vue clinique et neurophysiologique, par rapport à d’autres troubles responsables d’une hypersomnolence. Lors du 1er travail, nous avons développé un protocole d’enregistrement continu sur 32 heures en conditions contrôlées de bed-rest qui permet une meilleure caractérisation phénotypique et des critères diagnostiques plus spécifiques de l’HI. Le 2ème travail visait à rechercher les caractéristiques cliniques et polysomnographiques associées à la quantité excessive de sommeil et à la SDE, évaluées par des mesures standardisées subjectives et objectives, dans un échantillon de 266 patients se plaignant d’hypersomnolence dont seulement 71 répondaient aux critères plus stricts d’HI proposés au sein de cette étude. Une caractérisation plus précise des phénotypes liés à l’hypersomnolence est indispensable pour différentier au mieux les patients avec hypersomnie idiopathique, ceux avec hypersomnolence d’autre origine et les longs dormeurs, pour une meilleure compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents et l’identification de marqueurs spécifiques. A cet égard, le 3ème travail a consisté à développer et valider un auto-questionnaire, l’échelle de sévérité de l’hypersomnie idiopathique (IHSS) permettant une évaluation exhaustive des symptômes de l’HI et de leurs répercussions fonctionnelles. Le 4ème travail portait sur l’étude de l’inertie du sommeil, symptôme mal caractérisé et sans mesure objective validée dans l’HI. Nous avons proposé une évaluation standardisée de l’inertie du sommeil au sein de l’IHSS pour quantifier sa sévérité en termes de fréquence, durée et association avec l’ivresse du sommeil, et validé un test d’attention soutenue, le psychomotor vigilance task, comme mesure objective de ce symptôme. Dans la continuité de ce dernier travail, une étude est en préparation pour déterminer des seuils pathologiques au PVT du matin permettant d’identifier les patients atteints d’HI avec des performances plus dégradées au réveil et donc plus à risque de conséquences sévères. Cette thèse apporte des nouvelles méthodes d’exploration et contribue à la caractérisation phénotypique de l’HI. Elle représente le socle d’un projet à long terme visant à mieux comprendre la physiopathologie de cette maladie.Mots clés : hypersomnie idiopathique, allongement du temps de sommeil, quantité excessive de sommeil, somnolence diurne excessive, inertie du sommeil, ivresse de sommeil, hypersomnolence, psychomotor vigilance task
Title: Hypersomnie idiopathique : pathologie, physiopathologie et modèle expérimental
Description:
L’hypersomnie idiopathique (HI) est une maladie orpheline de physiopathologie inconnue, dont le diagnostic repose sur des critères peu sensibles et spécifiques, en l’absence de biomarqueurs spécifiques de cette maladie.
Elle représente un modèle expérimental de choix pour l’étude des besoins de durée de sommeil très différents selon les sujets (courts et longs dormeurs vs extrême comme certains patients atteints d’HI) et des mécanismes de réveil, avec une probable prédisposition génétique ainsi qu’une possible dysrégulation du sommeil lent.
Ce travail de thèse a permis de valider des outils de mesure des trois composantes principales de l’hypersomnolence dans l’HI, l’allongement du temps de sommeil ou quantité excessive de sommeil, la somnolence diurne excessive (SDE) et l’inertie du sommeil, et de mieux en caractériser le phénotype, d’un point de vue clinique et neurophysiologique, par rapport à d’autres troubles responsables d’une hypersomnolence.
Lors du 1er travail, nous avons développé un protocole d’enregistrement continu sur 32 heures en conditions contrôlées de bed-rest qui permet une meilleure caractérisation phénotypique et des critères diagnostiques plus spécifiques de l’HI.
Le 2ème travail visait à rechercher les caractéristiques cliniques et polysomnographiques associées à la quantité excessive de sommeil et à la SDE, évaluées par des mesures standardisées subjectives et objectives, dans un échantillon de 266 patients se plaignant d’hypersomnolence dont seulement 71 répondaient aux critères plus stricts d’HI proposés au sein de cette étude.
Une caractérisation plus précise des phénotypes liés à l’hypersomnolence est indispensable pour différentier au mieux les patients avec hypersomnie idiopathique, ceux avec hypersomnolence d’autre origine et les longs dormeurs, pour une meilleure compréhension des mécanismes biologiques sous-jacents et l’identification de marqueurs spécifiques.
A cet égard, le 3ème travail a consisté à développer et valider un auto-questionnaire, l’échelle de sévérité de l’hypersomnie idiopathique (IHSS) permettant une évaluation exhaustive des symptômes de l’HI et de leurs répercussions fonctionnelles.
Le 4ème travail portait sur l’étude de l’inertie du sommeil, symptôme mal caractérisé et sans mesure objective validée dans l’HI.
Nous avons proposé une évaluation standardisée de l’inertie du sommeil au sein de l’IHSS pour quantifier sa sévérité en termes de fréquence, durée et association avec l’ivresse du sommeil, et validé un test d’attention soutenue, le psychomotor vigilance task, comme mesure objective de ce symptôme.
Dans la continuité de ce dernier travail, une étude est en préparation pour déterminer des seuils pathologiques au PVT du matin permettant d’identifier les patients atteints d’HI avec des performances plus dégradées au réveil et donc plus à risque de conséquences sévères.
Cette thèse apporte des nouvelles méthodes d’exploration et contribue à la caractérisation phénotypique de l’HI.
Elle représente le socle d’un projet à long terme visant à mieux comprendre la physiopathologie de cette maladie.
Mots clés : hypersomnie idiopathique, allongement du temps de sommeil, quantité excessive de sommeil, somnolence diurne excessive, inertie du sommeil, ivresse de sommeil, hypersomnolence, psychomotor vigilance task.
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