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Dynamique socio-spatiale de la ville de Bamako et environs

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Les capitales Africaines font face à une croissance urbaine grandissante qui s’accompagne de multiples défis. Ces villes sont de plus en plus perçues par les ruraux comme la destination idéale pour échapper à la précarité du milieu rural. Cette vision des centres urbains contribue à l’amplification de l’exode rural dans ces régions, où la macrocéphalie reste une réalité. À l’instar de beaucoup de pays de l’Afrique subsaharienne, il existe un déséquilibre de la hiérarchie urbaine au Mali. Bamako la capitale Malienne représente 55,3 % de la population urbaine du pays (INSTAT, 2009). Les villes secondaires du pays sont moins dynamiques et attirent de moins en moins les ruraux compte tenu de leurs niveaux de développement. La centralisation de tous les grands équipements et sièges d’institutions importants du pays à Bamako fait qu’elle est la destination favorite des ruraux.L’urbanisation accrue de la ville se traduit spatialement par un étalement croissant. En vingt-huit ans, la tache urbaine de la ville de Bamako a augmenté de 7290 ha. Elle est passée de 17 % et 1986 à 32 % en 2014. Durant cette période, il y a eu beaucoup d’aménagements dans le District de Bamako. Mais elle a été marquée davantage par le développement remarquable de la rive droite qui accueille de nos jours la majorité de la population bamakoise. Le rythme soutenu de cette croissance a conduit à l’épuisement des réserves foncières de la ville. Depuis une dizaine d’années, les réserves foncières des communes environnantes sont mobilisées pour résoudre les besoins fonciers de Bamako. À cela s’ajoute la réorientation des citadins en quête de propriété vers ces communes environnantes, agrandissant la pression foncière dans ces localités.L’épuisement de la réserve foncière de Bamako se traduit par une rurbanisation des communes environnantes. À partir de l’analyse de la dynamique spatiale de Baguinéda, Sanankoroba, Siby et Dio-gare, il s’est avéré que la plupart des communes environnantes de Bamako étaient quasiment des villages bien avant l’an 2000. L’année 2000 a été marquée par un démarrage de la croissance urbaine de ces localités. Entre 1999 et 2006, la tache urbaine des communes environnantes a évolué en moyenne de 17 %. Ce rythme de croissance de 17 % en sept ans est assez soutenu, et reflète l’influence de Bamako sur ces localités, sachant que les dernières réserves importantes de Bamako ont été consommées entre 1998 et 2000. Entre 2006 et 2014, la tache urbaine de ces localités a évolué en moyenne de 74 %. Ce rythme de croissance des localités environnantes de Bamako est assez alarmant. D’où la nécessité de prendre des dispositions pour stopper l’étalement spatial de ces communes. L’une des solutions reste la migration vers la construction à hauteur. Dans l’agglomération Bamakoise, 51 % des ménages sont favorables à l’instauration de la construction verticale (6.6.2.1 La préférence des logements à étage pour les ménages). Cette forme de construction est perçue comme une opportunité d’accéder à la propriété du logement.Les défis auxquels la capitale malienne fait face sont nombreux. Parmi les défis majeurs, il y a l’accès à un logement décent, aux équipements et services urbains au sein de la ville. Les programmes urbains en cours ne favorisent pas l’accès à la propriété du logement pour le plus grand nombre. Cette situation a débouché à la mise en place d’une stratégie d’adaptation par des ménages. Cette stratégie passe par une série d’épargne (achat d’une parcelle, construction et déménagement) pour accéder à la propriété du logement. Le paradoxe de cette stratégie est qu’elle n’est pas maîtrisée et favorise aussi la spéculation foncière au sein de l’agglomération. Les ménages en quête de propriété s’installent parfois dans des zones à risque (lit de cours d’eau, flanc de colline, etc.) sans aucune desserte par les réseaux.
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: Dynamique socio-spatiale de la ville de Bamako et environs
Description:
Les capitales Africaines font face à une croissance urbaine grandissante qui s’accompagne de multiples défis.
Ces villes sont de plus en plus perçues par les ruraux comme la destination idéale pour échapper à la précarité du milieu rural.
Cette vision des centres urbains contribue à l’amplification de l’exode rural dans ces régions, où la macrocéphalie reste une réalité.
À l’instar de beaucoup de pays de l’Afrique subsaharienne, il existe un déséquilibre de la hiérarchie urbaine au Mali.
Bamako la capitale Malienne représente 55,3 % de la population urbaine du pays (INSTAT, 2009).
Les villes secondaires du pays sont moins dynamiques et attirent de moins en moins les ruraux compte tenu de leurs niveaux de développement.
La centralisation de tous les grands équipements et sièges d’institutions importants du pays à Bamako fait qu’elle est la destination favorite des ruraux.
L’urbanisation accrue de la ville se traduit spatialement par un étalement croissant.
En vingt-huit ans, la tache urbaine de la ville de Bamako a augmenté de 7290 ha.
Elle est passée de 17 % et 1986 à 32 % en 2014.
Durant cette période, il y a eu beaucoup d’aménagements dans le District de Bamako.
Mais elle a été marquée davantage par le développement remarquable de la rive droite qui accueille de nos jours la majorité de la population bamakoise.
Le rythme soutenu de cette croissance a conduit à l’épuisement des réserves foncières de la ville.
Depuis une dizaine d’années, les réserves foncières des communes environnantes sont mobilisées pour résoudre les besoins fonciers de Bamako.
À cela s’ajoute la réorientation des citadins en quête de propriété vers ces communes environnantes, agrandissant la pression foncière dans ces localités.
L’épuisement de la réserve foncière de Bamako se traduit par une rurbanisation des communes environnantes.
À partir de l’analyse de la dynamique spatiale de Baguinéda, Sanankoroba, Siby et Dio-gare, il s’est avéré que la plupart des communes environnantes de Bamako étaient quasiment des villages bien avant l’an 2000.
L’année 2000 a été marquée par un démarrage de la croissance urbaine de ces localités.
Entre 1999 et 2006, la tache urbaine des communes environnantes a évolué en moyenne de 17 %.
Ce rythme de croissance de 17 % en sept ans est assez soutenu, et reflète l’influence de Bamako sur ces localités, sachant que les dernières réserves importantes de Bamako ont été consommées entre 1998 et 2000.
Entre 2006 et 2014, la tache urbaine de ces localités a évolué en moyenne de 74 %.
Ce rythme de croissance des localités environnantes de Bamako est assez alarmant.
D’où la nécessité de prendre des dispositions pour stopper l’étalement spatial de ces communes.
L’une des solutions reste la migration vers la construction à hauteur.
Dans l’agglomération Bamakoise, 51 % des ménages sont favorables à l’instauration de la construction verticale (6.
6.
2.
1 La préférence des logements à étage pour les ménages).
Cette forme de construction est perçue comme une opportunité d’accéder à la propriété du logement.
Les défis auxquels la capitale malienne fait face sont nombreux.
Parmi les défis majeurs, il y a l’accès à un logement décent, aux équipements et services urbains au sein de la ville.
Les programmes urbains en cours ne favorisent pas l’accès à la propriété du logement pour le plus grand nombre.
Cette situation a débouché à la mise en place d’une stratégie d’adaptation par des ménages.
Cette stratégie passe par une série d’épargne (achat d’une parcelle, construction et déménagement) pour accéder à la propriété du logement.
Le paradoxe de cette stratégie est qu’elle n’est pas maîtrisée et favorise aussi la spéculation foncière au sein de l’agglomération.
Les ménages en quête de propriété s’installent parfois dans des zones à risque (lit de cours d’eau, flanc de colline, etc.
) sans aucune desserte par les réseaux.

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