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Étude comparative des langues makaa-njem (bantu A80) : Phonologie, morphologie, lexique : Vers une reconstruction du proto-A80

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La présente thèse propose une étude comparative des langues bantu A80 (aussi appelées « makaa-njem »). Celle-ci répond à un double objectif : proposer une synthèse des connaissances linguistiques (et des disciplines connexes) sur les langues du groupe A80, en apportant des données et analyses nouvelles pour le bekwel du Gabon, d’une part et présenter les résultats d’une étude comparative sur deux niveaux – synchronique et diachronique – d’autre part. La comparaison prend en compte huit langues A80 : le shiwa, le kwasio, le bekol, le makaa, le konzime, le njem, le bekwel et le mpiemo. Cette étude comparative adopte en premier lieu une perspective synchronique (correspondances « horizontales ») pour ensuite aborder les données sous un angle diachronique (correspondances « verticales », reconstructions et réflexes). Elle porte sur la phonologie et plus marginalement sur la morphologie nominale et verbale. L’étude se base également sur un lexique de 1029 cognats établis à partir de données de premières mains pour le bekwel et de données issues de la littérature spécialisée pour les autres langues. Les données ont été traitées à l’aide des outils du site du projet RefLex. La première partie de la thèse constitue une synthèse globale des connaissances sur les langues A80 et sur le bekwel en particulier. La deuxième partie présente le corpus (modalités de constitution, puis nature, provenance et traitement des données) et une série d’esquisses phonologiques (et morphologiques) synthétiques pour les huit langues élaborées sur la base des données collectées et/ou rassemblées. La troisième et dernière partie présente les résultats de l’étude comparative. Celle-ci met en lumière les processus morphologiques et phonologiques qui ont façonné les langues du groupe makaa-njem au cours de leur évolution. Au niveau morphologique, on relève une simplification du système des classes nominales (due à l’intégration de plusieurs anciens préfixes aux bases démultipliant le nombre de préfixe zéro), de nombreux cas de reclassement, le rôle d’anciens préfixes nasals dans le dévoisement des occlusives en initiale de base nominale ainsi que l’émergence de mi-voisées en bekwel. Au niveau de la phonologie, on observe une tendance au monosyllabisme plus ou moins avancé selon les langues. Celle-ci s’explique par l’étude diachronique qui met en évidence que les langues A80 ont souvent subi la chute de la voyelle finale (V2) ou parfois même de la syllabe finale. La voyelle initialement en V2 est généralement maintenue d’une manière ou d’une autre par des anticipations qui peuvent prendre plusieurs formes : diphtongaisons, séquences V11-V12 (parfois avec dévocalisation de V11), nouveaux timbres par coalescence, etc. Enfin, la conclusion de la thèse récapitule les principaux résultats concernant la morphologie, la phonologie et le lexique, et montre comment ces résultats pourront être utiles pour l’analyse et la description (futures) des langues A80.
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Title: Étude comparative des langues makaa-njem (bantu A80) : Phonologie, morphologie, lexique : Vers une reconstruction du proto-A80
Description:
La présente thèse propose une étude comparative des langues bantu A80 (aussi appelées « makaa-njem »).
Celle-ci répond à un double objectif : proposer une synthèse des connaissances linguistiques (et des disciplines connexes) sur les langues du groupe A80, en apportant des données et analyses nouvelles pour le bekwel du Gabon, d’une part et présenter les résultats d’une étude comparative sur deux niveaux – synchronique et diachronique – d’autre part.
La comparaison prend en compte huit langues A80 : le shiwa, le kwasio, le bekol, le makaa, le konzime, le njem, le bekwel et le mpiemo.
Cette étude comparative adopte en premier lieu une perspective synchronique (correspondances « horizontales ») pour ensuite aborder les données sous un angle diachronique (correspondances « verticales », reconstructions et réflexes).
Elle porte sur la phonologie et plus marginalement sur la morphologie nominale et verbale.
L’étude se base également sur un lexique de 1029 cognats établis à partir de données de premières mains pour le bekwel et de données issues de la littérature spécialisée pour les autres langues.
Les données ont été traitées à l’aide des outils du site du projet RefLex.
La première partie de la thèse constitue une synthèse globale des connaissances sur les langues A80 et sur le bekwel en particulier.
La deuxième partie présente le corpus (modalités de constitution, puis nature, provenance et traitement des données) et une série d’esquisses phonologiques (et morphologiques) synthétiques pour les huit langues élaborées sur la base des données collectées et/ou rassemblées.
La troisième et dernière partie présente les résultats de l’étude comparative.
Celle-ci met en lumière les processus morphologiques et phonologiques qui ont façonné les langues du groupe makaa-njem au cours de leur évolution.
Au niveau morphologique, on relève une simplification du système des classes nominales (due à l’intégration de plusieurs anciens préfixes aux bases démultipliant le nombre de préfixe zéro), de nombreux cas de reclassement, le rôle d’anciens préfixes nasals dans le dévoisement des occlusives en initiale de base nominale ainsi que l’émergence de mi-voisées en bekwel.
Au niveau de la phonologie, on observe une tendance au monosyllabisme plus ou moins avancé selon les langues.
Celle-ci s’explique par l’étude diachronique qui met en évidence que les langues A80 ont souvent subi la chute de la voyelle finale (V2) ou parfois même de la syllabe finale.
La voyelle initialement en V2 est généralement maintenue d’une manière ou d’une autre par des anticipations qui peuvent prendre plusieurs formes : diphtongaisons, séquences V11-V12 (parfois avec dévocalisation de V11), nouveaux timbres par coalescence, etc.
Enfin, la conclusion de la thèse récapitule les principaux résultats concernant la morphologie, la phonologie et le lexique, et montre comment ces résultats pourront être utiles pour l’analyse et la description (futures) des langues A80.

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