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La stratégie américaine au Moyen-Orient : entre désengagement et déclin (2001-2016)

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Depuis l’invasion de l’Irak en 2003, les États-Unis font face à de nombreux défis dans le monde arabe. Jamais la politique étrangère américaine n’a connu autant de revers agissant sur sa trajectoire dans la région. Pris dans la tourmente de la guerre, Washington s’est heurté à plusieurs reprises à la complexité du paysage irakien qui s’est davantage complexifié par une région arabe résistant à tout changement. Pris d’assaut par les tensions sectaires, ethniques et idéologiques de l’Irak, les responsables américains se sont retrouvés plus ou moins démunis d’un point de vue stratégique, et cette défaillance s’est répandue à l’ensemble de la région. Certes, matériellement l’armée américaine a dominé les terrains de guerre, mais l’absence d’une stratégie déterminée et à long-terme a mis à rude épreuve l’atteinte des objectifs que Washington s’était fixés au début de la guerre : lutte anti-terroriste et promotion des valeurs démocratiques. Ces deux objectifs avaient à leur tour deux objectifs sous-jacents : la défense des intérêts vitaux des États-Unis et la préservation de l’hégémonie américaine dans le monde arabe. Si l’Irak était un point de départ prometteur pour la stratégie américaine, il s’est vite présenté comme un chemin délicat pour les États-Unis. Bien que les responsables américains aient jonglé entre unilatéralisme, multilatéralisme, puissance intelligente et puissance de coercition, les stratégies américaines à moyen et à court terme ont été compromettantes à l’égard de leur efficacité. Face à cet région rebelle, les États-Unis optent pour un désengagement qui désormais nourri les intentions de la Chine et de la Russie. Chacune de ces deux puissances tente de consolider sa place dans le monde arabe de jour en jour, les relations diplomatiques entre les pays arabes, la Chine et la Russie semblent plus prometteuses et des pays traditionnellement pro-américains comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes Unis ont, par exemple, pris l’initiative de rejoindre les BRICS. Tout au long de cette thèse, nous avons pu suivre de près la politique étrangère américaine dans le monde arabe depuis l’invasion de l’Irak jusqu’en 2016, les différentes trajectoires empruntées, les changements opérés par les responsables américains et les causes de ces changements. Certes, les États-Unis restent un allié infaillible pour beaucoup de pays arabes et demeurent un acteur irréversible pour la stabilité régionale et mondiale et ceci remet en cause l’hypothèse du déclin ; néanmoins le bilan des interventions américaines depuis la chute de Bagdad n’est pas reluisant menant le monde vers un nouvel ordre, puisqu’un monde unipolaire régi par la puissance américaine n’est plus d’actualité.
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: La stratégie américaine au Moyen-Orient : entre désengagement et déclin (2001-2016)
Description:
Depuis l’invasion de l’Irak en 2003, les États-Unis font face à de nombreux défis dans le monde arabe.
Jamais la politique étrangère américaine n’a connu autant de revers agissant sur sa trajectoire dans la région.
Pris dans la tourmente de la guerre, Washington s’est heurté à plusieurs reprises à la complexité du paysage irakien qui s’est davantage complexifié par une région arabe résistant à tout changement.
Pris d’assaut par les tensions sectaires, ethniques et idéologiques de l’Irak, les responsables américains se sont retrouvés plus ou moins démunis d’un point de vue stratégique, et cette défaillance s’est répandue à l’ensemble de la région.
Certes, matériellement l’armée américaine a dominé les terrains de guerre, mais l’absence d’une stratégie déterminée et à long-terme a mis à rude épreuve l’atteinte des objectifs que Washington s’était fixés au début de la guerre : lutte anti-terroriste et promotion des valeurs démocratiques.
Ces deux objectifs avaient à leur tour deux objectifs sous-jacents : la défense des intérêts vitaux des États-Unis et la préservation de l’hégémonie américaine dans le monde arabe.
Si l’Irak était un point de départ prometteur pour la stratégie américaine, il s’est vite présenté comme un chemin délicat pour les États-Unis.
Bien que les responsables américains aient jonglé entre unilatéralisme, multilatéralisme, puissance intelligente et puissance de coercition, les stratégies américaines à moyen et à court terme ont été compromettantes à l’égard de leur efficacité.
Face à cet région rebelle, les États-Unis optent pour un désengagement qui désormais nourri les intentions de la Chine et de la Russie.
Chacune de ces deux puissances tente de consolider sa place dans le monde arabe de jour en jour, les relations diplomatiques entre les pays arabes, la Chine et la Russie semblent plus prometteuses et des pays traditionnellement pro-américains comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes Unis ont, par exemple, pris l’initiative de rejoindre les BRICS.
Tout au long de cette thèse, nous avons pu suivre de près la politique étrangère américaine dans le monde arabe depuis l’invasion de l’Irak jusqu’en 2016, les différentes trajectoires empruntées, les changements opérés par les responsables américains et les causes de ces changements.
Certes, les États-Unis restent un allié infaillible pour beaucoup de pays arabes et demeurent un acteur irréversible pour la stabilité régionale et mondiale et ceci remet en cause l’hypothèse du déclin ; néanmoins le bilan des interventions américaines depuis la chute de Bagdad n’est pas reluisant menant le monde vers un nouvel ordre, puisqu’un monde unipolaire régi par la puissance américaine n’est plus d’actualité.

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