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Métaphore et pensée dans l'oeuvre de Victor Hugo (1852-1864)
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Cette thèse étudie l’utilisation par Hugo de la métaphore pour écrire sa pensée, dans des œuvres des douze premières années d’exil, en vers ou en prose, appartenant toutes à des genres littéraires différents : Napoléon le Petit (1852), Châtiments (1853), Les Contemplations (1856), la Première Série de La Légende des siècles (1859), Les Misérables (1862), William Shakespeare (1864) et les « proses philosophiques » des années 1860-1864. On étudie au préalable la pensée hugolienne de la métaphore, qui se déploie dans quatre domaines au moins : la rhétorique, l’anthropologie, la psychologie et la métaphysique. On montre ensuite comment la métaphore permet à Hugo d’élaborer, d’exprimer et de rendre convaincante sa pensée. La reformulation, l’évolution et la variation métaphoriques participent à la progression et à l’organisation du discours. Il existe des arguments et des stratégies argumentatives métaphoriques, et au-delà même de cela, n’importe quelle image peut comporter de l’argumentation intrinsèque. La métaphore est utile parce qu’elle modélise, donne d’un objet une représentation, voire une explication, sur le modèle d’un autre objet ; elle peut aussi proposer une phénoménologie de certaines réalités ; la modélisation est souvent débordée par la valeur émotionnelle et imaginaire, onirique de la métaphore. Ainsi la métaphore ne sert pas seulement l’écriture de la pensée, mais elle l’emporte et la transforme : elle poétise la prose d’idées, y introduit la fiction et le narratif ; elle mélange, déplace ou repense les genres littéraires. Grâce à elle, Hugo investit de sa pensée citations, souvenirs d’histoire et de littérature, mythes et idées de la théologie chrétienne – synthétisant dans son œuvre le grand « livre humain » et faisant briller toute la lumière qu’il peut contenir.
Title: Métaphore et pensée dans l'oeuvre de Victor Hugo (1852-1864)
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Cette thèse étudie l’utilisation par Hugo de la métaphore pour écrire sa pensée, dans des œuvres des douze premières années d’exil, en vers ou en prose, appartenant toutes à des genres littéraires différents : Napoléon le Petit (1852), Châtiments (1853), Les Contemplations (1856), la Première Série de La Légende des siècles (1859), Les Misérables (1862), William Shakespeare (1864) et les « proses philosophiques » des années 1860-1864.
On étudie au préalable la pensée hugolienne de la métaphore, qui se déploie dans quatre domaines au moins : la rhétorique, l’anthropologie, la psychologie et la métaphysique.
On montre ensuite comment la métaphore permet à Hugo d’élaborer, d’exprimer et de rendre convaincante sa pensée.
La reformulation, l’évolution et la variation métaphoriques participent à la progression et à l’organisation du discours.
Il existe des arguments et des stratégies argumentatives métaphoriques, et au-delà même de cela, n’importe quelle image peut comporter de l’argumentation intrinsèque.
La métaphore est utile parce qu’elle modélise, donne d’un objet une représentation, voire une explication, sur le modèle d’un autre objet ; elle peut aussi proposer une phénoménologie de certaines réalités ; la modélisation est souvent débordée par la valeur émotionnelle et imaginaire, onirique de la métaphore.
Ainsi la métaphore ne sert pas seulement l’écriture de la pensée, mais elle l’emporte et la transforme : elle poétise la prose d’idées, y introduit la fiction et le narratif ; elle mélange, déplace ou repense les genres littéraires.
Grâce à elle, Hugo investit de sa pensée citations, souvenirs d’histoire et de littérature, mythes et idées de la théologie chrétienne – synthétisant dans son œuvre le grand « livre humain » et faisant briller toute la lumière qu’il peut contenir.
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