Search engine for discovering works of Art, research articles, and books related to Art and Culture
ShareThis
Javascript must be enabled to continue!

Esquisse d'une théorie de l'identité libérale

View through CrossRef
Nous avons d'abord mené une étude de Théorie de la justice et des autres œuvres de John Rawls (Libéralisme politique, Justice et démocratie, Collected Papers, etc.) qui nous offrent un tableau d'une démocratie représentative contemporaine idéale construite sur une version originale du contrat social, un contrat visant le Juste (le Bien laissé à la discrétion de chacun). Cette étude nous permet de dégager les caractéristiques de ce qui définit l'individu libéral (« libéral » au sens de l’usage américain du mot) tel qu'il doit être représenté pour être un contractant plausible à la recherche de ce que sera la justice lorsqu'il aura déterminé les principes fondamentaux de la société. L'identité, libérale, du partenaire de la délibération contractuelle qui concerne les principes constitue le fond de l'identité personnelle de l'individu contemporain, du moins dans la représentation qu'il a de de son identité. Nous avons confronté, dans le cadre de notre perspective, l'identité personnelle induite par le choix d'une thèse contractuelle destinée à la critique de la société démocratique historique telle qu'elle se présente, avec les thèses de M. Sandel et C. Taylor en particulier. Ces derniers critiquent non seulement cette thèse contractuelle rawlsienne, mais surtout, pour nous, l'image qu'elle nous permet d'élaborer de l'identité personnelle comme libérale. L'individu libéral, parce qu'il se représente d'abord et fondamentalement libre, s'attache à des droits (et leurs conditions d'exercice) qu'il se confère et ne s'intéresse que secondairement au Bien. C'est précisément cette auto-représentation du soi qui est rejetée car, par exemple, ce n'est plus le bien visé par l'agent qui est digne de respect, mais l'agent lui-même parce qu'il l'a choisie. Ainsi, la société n'aurait pas à considérer les effets de son choix. Dans notre Esquisse d'une théorie de l'identité libérale, nous nous demandons si elle résiste à ses critiques et, in fine, en quoi consiste la liberté dont le soi libéral pense qu'elle fonde son existence.
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: Esquisse d'une théorie de l'identité libérale
Description:
Nous avons d'abord mené une étude de Théorie de la justice et des autres œuvres de John Rawls (Libéralisme politique, Justice et démocratie, Collected Papers, etc.
) qui nous offrent un tableau d'une démocratie représentative contemporaine idéale construite sur une version originale du contrat social, un contrat visant le Juste (le Bien laissé à la discrétion de chacun).
Cette étude nous permet de dégager les caractéristiques de ce qui définit l'individu libéral (« libéral » au sens de l’usage américain du mot) tel qu'il doit être représenté pour être un contractant plausible à la recherche de ce que sera la justice lorsqu'il aura déterminé les principes fondamentaux de la société.
L'identité, libérale, du partenaire de la délibération contractuelle qui concerne les principes constitue le fond de l'identité personnelle de l'individu contemporain, du moins dans la représentation qu'il a de de son identité.
Nous avons confronté, dans le cadre de notre perspective, l'identité personnelle induite par le choix d'une thèse contractuelle destinée à la critique de la société démocratique historique telle qu'elle se présente, avec les thèses de M.
Sandel et C.
Taylor en particulier.
Ces derniers critiquent non seulement cette thèse contractuelle rawlsienne, mais surtout, pour nous, l'image qu'elle nous permet d'élaborer de l'identité personnelle comme libérale.
L'individu libéral, parce qu'il se représente d'abord et fondamentalement libre, s'attache à des droits (et leurs conditions d'exercice) qu'il se confère et ne s'intéresse que secondairement au Bien.
C'est précisément cette auto-représentation du soi qui est rejetée car, par exemple, ce n'est plus le bien visé par l'agent qui est digne de respect, mais l'agent lui-même parce qu'il l'a choisie.
Ainsi, la société n'aurait pas à considérer les effets de son choix.
Dans notre Esquisse d'une théorie de l'identité libérale, nous nous demandons si elle résiste à ses critiques et, in fine, en quoi consiste la liberté dont le soi libéral pense qu'elle fonde son existence.

Related Results

REGULAR ARTICLES
REGULAR ARTICLES
L. Cowen and C. J. Schwarz       657Les Radio‐tags, en raison de leur détectabilitéélevée, ...
Théorie critique et modernité négro-africaine
Théorie critique et modernité négro-africaine
Dans ce climat général d'anesthésie contemporaine, dans la course à l'informatisation et à la recrudescence du religieux cachant mal des modes de pensée autoritaires, dans le cynis...
La société coopérative européenne (SCE) : entre identité coopérative et efficacité économique
La société coopérative européenne (SCE) : entre identité coopérative et efficacité économique
La société coopérative européenne (SCE), sœur cadette du GEIE et de la société européenne (SE), a vu le jour le 22 juillet 2003. Nouvelle forme sociale européenne, elle était censé...
Résumés des conférences JRANF 2021
Résumés des conférences JRANF 2021
able des matières Résumés. 140 Agenda Formation en Radioprotection JRANF 2021 Ouagadougou. 140 RPF 1 Rappel des unités de doses. 140 RPF 2 Risques déterministes et stochastique...
Rogers-Ramanujan type identities : bijective proofs and Lie-theoretic approach
Rogers-Ramanujan type identities : bijective proofs and Lie-theoretic approach
Identités de type Rogers-Ramanujan : preuves bijectives et approche à la théorie de Lie Cette thèse relève de la théorie des partitions d’entiers, à l’intersection ...
On theories without the tree property of the second kind
On theories without the tree property of the second kind
Sur les théories sans la propriété de l'arbre du second type Cette thèse en théorie des modèles pure présente la première étude systématique de la classe des théori...
De la poésie à la peinture
De la poésie à la peinture
La poésie et la peinture étaient toujours deux différentes expressions de l’esprit et de l’âme de l’homme qui sont dédiées à présenter absolument chacune à sa façon ce qui était di...
Ouverture: Connais-toi toi-même
Ouverture: Connais-toi toi-même
"Comme Barthes qui pensait que la littérature devait céder la place à l’auto-écriture de tous, je pense que tout le monde devrait faire la même chose : raconter sa vie. Connais-toi...

Back to Top