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Chemical Compositions of Copper-Based Roman Coins. V. Imitations of Caligula, Claudius and Nero

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RÉSUMÉ L'analyse des monnaies par fluorescence radiographique permet peu à peu d'améliorer nos classements, de différencier assez sûrement des émissions autrefois confondues. En ce qui concerne les monnaies romaines du Haut- Empire, ce travail de prospection vient de commencer ; bien que les premiers résultats soient insuffisants, on perçoit déjà quelque progrès. L'étude présente porte sur l'analyse de monnaies romaines trouvées à Montereau7. La plupart de ces monnaies sont en mauvais état de conservation ; en outre, beaucoup sont de facture médiocre; au début du siècle, on n'aurait pas hésité à les classer en bloc sous la rubrique : fabrique barbare. Or, dans un cas au moins, celui des as frappés à l'effigie d'Agrippa, l'analyse métallo- graphique conduit à des distinctions. Chose remarquable, ces distinctions rejoignent celles qui découlent de l'étude stylistique des monnaies : sans qu'ils se soient concertés, chimistes et numismates en viennent à opérer les mêmes regroupements. Six as d'Agrippa (six imitations) se partagent en deux groupes : d'une part, des pièces relativement saines (M. 597-599), d'autre part, des pièces grossières (M. 600-602). Les premières proviennent vraisemblablement d'officines secondaires, extraordinaires, qui s'établirent en Gaule dès le règne de Tibère et que Rome toléra jusqu'au temps de Claude pour pallier les insuffisances du monnayage officiel. Les secondes appartiendraient à cette production des faux-monnayeurs qui profitèrent sans doute de la tolérance du gouvernement impérial pour se livrer, à l'ombre des officines secondaires, à des activités clandestines. Quelle que soit leur provenance, toutes (premier et deuxième groupes) datent du temps de Caligula, voire de celui de Claude : seule une étude des liaisons de coins permettra sans doute de préciser un jour ce qui revient à chacun de ces empereurs. Autre cas singulier mais déroutant, celui de 4 monnaies frappées au nom de Germanicus sous Caligula (M. 578-581). Le style de ces pièces semble indiquer qu'elles proviennent de l'atelier de Rome, mais l'analyse révèle qu'elles ont une composition métallique semblable à celle des imitations d'Agrippa et de Claude. Faudrait-il donc admettre qu'elles ont été fabriquées avec du métal obtenu par la refonte d'imitations d'Agrippa ? ou que l'atelier de Rome s'est un moment approvisionné auprès de fournisseurs que fréquentaient les monnayeurs de la Gaule ? La première solution ne serait pas invraisemblable. Au sujet des imitations de Claude (légende du droit terminée par IMP), rien de bien précis, si ce n'est que leur composition diffère de celle des as (IMP PP) et des quadrans frappés à Rome. Il convient d'élargir le champ des recherches pour savoir éventuellement quelles pièces (IMP) attribuer aux faux-monnayeurs, au monnayage gallo-romain (toléré par le gouvernement de Rome), voire à Rome, — certaines de ces pièces sont peut-être rejetées à tort du monnayage officiel. Néron enfin. Là aussi l'analyse demande à être étendue. On notera néanmoins que les imitations de Néron sont faites d'un métal qu'on ne saurait confondre avec celui des ateliers officiels. Même si ce métal présente parfois des éléments qu'on retrouve en proportions semblables dans le monnayage de Lyon, on n'en sera guère surpris. Les imitations de Néron sont pour la plupart d'origine gauloise et leur métal peut avoir été obtenu par la refonte de monnaies lyonnaises, auxquelles s'ajoutèrent sans doute d'autres ingrédients.
Title: Chemical Compositions of Copper-Based Roman Coins. V. Imitations of Caligula, Claudius and Nero
Description:
RÉSUMÉ L'analyse des monnaies par fluorescence radiographique permet peu à peu d'améliorer nos classements, de différencier assez sûrement des émissions autrefois confondues.
En ce qui concerne les monnaies romaines du Haut- Empire, ce travail de prospection vient de commencer ; bien que les premiers résultats soient insuffisants, on perçoit déjà quelque progrès.
L'étude présente porte sur l'analyse de monnaies romaines trouvées à Montereau7.
La plupart de ces monnaies sont en mauvais état de conservation ; en outre, beaucoup sont de facture médiocre; au début du siècle, on n'aurait pas hésité à les classer en bloc sous la rubrique : fabrique barbare.
Or, dans un cas au moins, celui des as frappés à l'effigie d'Agrippa, l'analyse métallo- graphique conduit à des distinctions.
Chose remarquable, ces distinctions rejoignent celles qui découlent de l'étude stylistique des monnaies : sans qu'ils se soient concertés, chimistes et numismates en viennent à opérer les mêmes regroupements.
Six as d'Agrippa (six imitations) se partagent en deux groupes : d'une part, des pièces relativement saines (M.
597-599), d'autre part, des pièces grossières (M.
600-602).
Les premières proviennent vraisemblablement d'officines secondaires, extraordinaires, qui s'établirent en Gaule dès le règne de Tibère et que Rome toléra jusqu'au temps de Claude pour pallier les insuffisances du monnayage officiel.
Les secondes appartiendraient à cette production des faux-monnayeurs qui profitèrent sans doute de la tolérance du gouvernement impérial pour se livrer, à l'ombre des officines secondaires, à des activités clandestines.
Quelle que soit leur provenance, toutes (premier et deuxième groupes) datent du temps de Caligula, voire de celui de Claude : seule une étude des liaisons de coins permettra sans doute de préciser un jour ce qui revient à chacun de ces empereurs.
Autre cas singulier mais déroutant, celui de 4 monnaies frappées au nom de Germanicus sous Caligula (M.
578-581).
Le style de ces pièces semble indiquer qu'elles proviennent de l'atelier de Rome, mais l'analyse révèle qu'elles ont une composition métallique semblable à celle des imitations d'Agrippa et de Claude.
Faudrait-il donc admettre qu'elles ont été fabriquées avec du métal obtenu par la refonte d'imitations d'Agrippa ? ou que l'atelier de Rome s'est un moment approvisionné auprès de fournisseurs que fréquentaient les monnayeurs de la Gaule ? La première solution ne serait pas invraisemblable.
Au sujet des imitations de Claude (légende du droit terminée par IMP), rien de bien précis, si ce n'est que leur composition diffère de celle des as (IMP PP) et des quadrans frappés à Rome.
Il convient d'élargir le champ des recherches pour savoir éventuellement quelles pièces (IMP) attribuer aux faux-monnayeurs, au monnayage gallo-romain (toléré par le gouvernement de Rome), voire à Rome, — certaines de ces pièces sont peut-être rejetées à tort du monnayage officiel.
Néron enfin.
Là aussi l'analyse demande à être étendue.
On notera néanmoins que les imitations de Néron sont faites d'un métal qu'on ne saurait confondre avec celui des ateliers officiels.
Même si ce métal présente parfois des éléments qu'on retrouve en proportions semblables dans le monnayage de Lyon, on n'en sera guère surpris.
Les imitations de Néron sont pour la plupart d'origine gauloise et leur métal peut avoir été obtenu par la refonte de monnaies lyonnaises, auxquelles s'ajoutèrent sans doute d'autres ingrédients.

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