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La maison dijonnaise de Morimond au Moyen Âge (1258-1489)
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La maison de ville que Morimond détint à Dijon était l’un nombreux sujets obscurs de la riche histoire de l’abbaye. Fondé sur un cartulaire-regeste reconstitué fort de vingt documents presque tous inédits, cet article propose une mise au point innovante.Cette installation tardive, vers 1260, fut selon toute vraisemblance la réponse à l’obligation de se doter d’un pied-à-terre pour y accueillir les abbés d’une abondante filiation se rendant annuellement à Cîteaux et de retenir le flot excessif de leurs accompagnateurs, dénoncé comme une maladie par le chapitre général de 1258. Sa rapide création est le fruit d’une politique réfléchie et efficace ayant trouvé dans un tissu urbain pourtant dense un maillon fragile permettant de s’y insérer, non loin des portes méridionales de la cité. La naissance et les réalités d’un petit domaine foncier sub-urbain accompagnant cette implantation ont pu être entrevues.Dès le siècle suivant, les troubles politiques et la désaffection croissante vis-à-vis du chapitre général conduisirent à un inéluctable repli : locations des bâtiments à des particuliers, difficultés de gestion d’un temporel exploité par des laïcs, défauts d’entretien des locataires, multiplication des procédures ; avec, en point d’orgue, un affermage global à un preneur unique de tout le temporel dijonnais au moins dès 1489.L’aventure active de Morimond à Dijon n’aura ainsi duré que quelques décennies, trop à contretemps en somme. En annexes, essai de bilan illustré sur la douzaine de relais cisterciens dijonnais et cartulaire-regeste précité.
Éditions de l’Université de Lorraine
Title: La maison dijonnaise de Morimond au Moyen Âge (1258-1489)
Description:
La maison de ville que Morimond détint à Dijon était l’un nombreux sujets obscurs de la riche histoire de l’abbaye.
Fondé sur un cartulaire-regeste reconstitué fort de vingt documents presque tous inédits, cet article propose une mise au point innovante.
Cette installation tardive, vers 1260, fut selon toute vraisemblance la réponse à l’obligation de se doter d’un pied-à-terre pour y accueillir les abbés d’une abondante filiation se rendant annuellement à Cîteaux et de retenir le flot excessif de leurs accompagnateurs, dénoncé comme une maladie par le chapitre général de 1258.
Sa rapide création est le fruit d’une politique réfléchie et efficace ayant trouvé dans un tissu urbain pourtant dense un maillon fragile permettant de s’y insérer, non loin des portes méridionales de la cité.
La naissance et les réalités d’un petit domaine foncier sub-urbain accompagnant cette implantation ont pu être entrevues.
Dès le siècle suivant, les troubles politiques et la désaffection croissante vis-à-vis du chapitre général conduisirent à un inéluctable repli : locations des bâtiments à des particuliers, difficultés de gestion d’un temporel exploité par des laïcs, défauts d’entretien des locataires, multiplication des procédures ; avec, en point d’orgue, un affermage global à un preneur unique de tout le temporel dijonnais au moins dès 1489.
L’aventure active de Morimond à Dijon n’aura ainsi duré que quelques décennies, trop à contretemps en somme.
En annexes, essai de bilan illustré sur la douzaine de relais cisterciens dijonnais et cartulaire-regeste précité.
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