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Les artistes et Morimond au XIXe siècle, de François-Alexandre Pernot à Hector Guiot
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Les représentations des ruines de Morimond au xixe siècle sont rares. Elles sont avant tout dominées par les dessins de l’artiste originaire de Wassy, François-Alexandre Pernot, qui se rendit tôt sur le site, en 1816. Si le paysagiste fit du site cistercien un motif romantique, il produisit également des croquis aux relevés assez précis, dont l’intérêt est certainement à réévaluer. Par la suite, deux « amateurs » se rendirent à Morimond : Jean François Nicolas Delâge, de Langres, en 1832 et Benjamin Charles Demimuid, établi à Bourbonne-les-Bains, en 1887. Le premier nous a transmis une vue naïve, empreinte de maladresses techniques, mais comportant des éléments fidèles. Quant au second, il dessina la porterie, en parfait état d’élévation, manifestant plus un intérêt pour la vie du bâtiment, habité, que pour le lustre d’antan de l’abbaye. De son côté, Hector Guiot, professeur de dessin à Chaumont, inclut Morimond au sein d’un inventaire départemental dessiné. Mais ses deux planches sont avant tout marquées du sceau du pittoresque. La ive fille de Cîteaux fut encore l’objet d’illustrateurs de littérature, à l’instar du Bassignot Alcide Marot ou de James Tissot. Mais leurs interprétations relèvent de l’imaginaire et s’affranchissent de la réalité. Ainsi, en dehors de rares photographies, le site de Morimond ne fut que peu représenté avec exactitude. Et s’il n’est pas possible de parler de thème artistique, les ruines de l’abbaye ont toutefois attiré des artistes aux motivations diverses…
Éditions de l’Université de Lorraine
Title: Les artistes et Morimond au XIXe siècle, de François-Alexandre Pernot à Hector Guiot
Description:
Les représentations des ruines de Morimond au xixe siècle sont rares.
Elles sont avant tout dominées par les dessins de l’artiste originaire de Wassy, François-Alexandre Pernot, qui se rendit tôt sur le site, en 1816.
Si le paysagiste fit du site cistercien un motif romantique, il produisit également des croquis aux relevés assez précis, dont l’intérêt est certainement à réévaluer.
Par la suite, deux « amateurs » se rendirent à Morimond : Jean François Nicolas Delâge, de Langres, en 1832 et Benjamin Charles Demimuid, établi à Bourbonne-les-Bains, en 1887.
Le premier nous a transmis une vue naïve, empreinte de maladresses techniques, mais comportant des éléments fidèles.
Quant au second, il dessina la porterie, en parfait état d’élévation, manifestant plus un intérêt pour la vie du bâtiment, habité, que pour le lustre d’antan de l’abbaye.
De son côté, Hector Guiot, professeur de dessin à Chaumont, inclut Morimond au sein d’un inventaire départemental dessiné.
Mais ses deux planches sont avant tout marquées du sceau du pittoresque.
La ive fille de Cîteaux fut encore l’objet d’illustrateurs de littérature, à l’instar du Bassignot Alcide Marot ou de James Tissot.
Mais leurs interprétations relèvent de l’imaginaire et s’affranchissent de la réalité.
Ainsi, en dehors de rares photographies, le site de Morimond ne fut que peu représenté avec exactitude.
Et s’il n’est pas possible de parler de thème artistique, les ruines de l’abbaye ont toutefois attiré des artistes aux motivations diverses….
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