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Capacité de résistance des coopératives
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Ce travail s’intéresse à la capacité de résistance des entreprises coopératives. Depuis la crise financière et ses multiples conséquences, le modèle coopératif est particulièrement promu pour sa capacité à résister aux crises. Toutefois, cette résilience semble déduite de nombreuses constatations d’ordre économique (croissance du chiffre d’affaires cumulé du secteur coopératif, augmentation du nombre de sociétaires et d’emplois salariés, etc.) et non d’études scientifiques. Ainsi, ce travail de recherche a pour objectif d’apporter un éclairage scientifique à la question de la résistance du modèle coopératif. Les coopératives sont détenues par leurs membres qui ont le double statut d’apporteurs de capitaux et de fournisseurs, salariés ou clients. De cette détention de la propriété singulière découle une ambition qui sort du paradigme financier dominant de maximisation de la valeur pour les apporteurs de capitaux : maximiser la valeur pour les membres. Dès lors, une question se pose : la détention de la propriété des coopératives influence-t-elle leur capacité de résistance ? Pour répondre à cette question, nous avons structuré notre pensée autour de quatre essais. Le premier essai est une revue de littérature qui permet de revisiter la notion de performance en coopérative : dans le cas des coopératives, la performance financière peut être assimilée à la capacité à résister dans le temps, c’est-à-dire à survivre. Dans le deuxième essai, nous comparons la survie des coopératives à celle des autres entreprises en distinguant les disparitions par fusion et par liquidation et testons l’influence des déterminants financiers classiques. Les résultats indiquent que les coopératives semblent mieux résister grâce à un mécanisme particulier : la fusion. Cela permet un redéploiement de l’activité ; les membres coopérateurs peuvent continuer à écouler leur production dans une organisation qu’ils détiendront collectivement et qu’ils géreront démocratiquement. Ainsi, si les fusions ne sont pas le propre des coopératives, elles reflètent le principe de solidarité entre coopératives et permettent d’éviter les conséquences néfastes de la disparition de l’activité pour les membres. Les résultats indiquent également que les déterminants financiers classiques ne permettent pas de rendre pleinement compte de la survie des coopératives. Le troisième essai s’intéresse à la résistance sous l’angle de la longévité. Nous observons que les coopératives survivent plus longtemps que les autres entreprises. Au-delà de la comparaison « coopératives versus entreprises classiques », cet article, volontairement inscrit dans un secteur précis et homogène, propose un début d’explication à la meilleure survie des entreprises coopératives : il semble qu’elles répercutent les variations de l’activité sur leurs membres. Le quatrième et dernier essai de la thèse se focalise exclusivement sur les coopératives pour en proposer une analyse financière spécifique et construire des ratios financiers adaptés. Les résultats indiquent que les déterminants de la disparition par fusion et par liquidation sont différents, et confirment le rôle des fusions comme mécanisme de résistance. De plus, contrairement à la croyance selon laquelle les coopératives absorbent les chocs grâce à la détention collective du capital, il semble que les coopératives qui résistent sont celles dont les membres acceptent de supporter le risque au travers de leur rémunération.
Title: Capacité de résistance des coopératives
Description:
Ce travail s’intéresse à la capacité de résistance des entreprises coopératives.
Depuis la crise financière et ses multiples conséquences, le modèle coopératif est particulièrement promu pour sa capacité à résister aux crises.
Toutefois, cette résilience semble déduite de nombreuses constatations d’ordre économique (croissance du chiffre d’affaires cumulé du secteur coopératif, augmentation du nombre de sociétaires et d’emplois salariés, etc.
) et non d’études scientifiques.
Ainsi, ce travail de recherche a pour objectif d’apporter un éclairage scientifique à la question de la résistance du modèle coopératif.
Les coopératives sont détenues par leurs membres qui ont le double statut d’apporteurs de capitaux et de fournisseurs, salariés ou clients.
De cette détention de la propriété singulière découle une ambition qui sort du paradigme financier dominant de maximisation de la valeur pour les apporteurs de capitaux : maximiser la valeur pour les membres.
Dès lors, une question se pose : la détention de la propriété des coopératives influence-t-elle leur capacité de résistance ? Pour répondre à cette question, nous avons structuré notre pensée autour de quatre essais.
Le premier essai est une revue de littérature qui permet de revisiter la notion de performance en coopérative : dans le cas des coopératives, la performance financière peut être assimilée à la capacité à résister dans le temps, c’est-à-dire à survivre.
Dans le deuxième essai, nous comparons la survie des coopératives à celle des autres entreprises en distinguant les disparitions par fusion et par liquidation et testons l’influence des déterminants financiers classiques.
Les résultats indiquent que les coopératives semblent mieux résister grâce à un mécanisme particulier : la fusion.
Cela permet un redéploiement de l’activité ; les membres coopérateurs peuvent continuer à écouler leur production dans une organisation qu’ils détiendront collectivement et qu’ils géreront démocratiquement.
Ainsi, si les fusions ne sont pas le propre des coopératives, elles reflètent le principe de solidarité entre coopératives et permettent d’éviter les conséquences néfastes de la disparition de l’activité pour les membres.
Les résultats indiquent également que les déterminants financiers classiques ne permettent pas de rendre pleinement compte de la survie des coopératives.
Le troisième essai s’intéresse à la résistance sous l’angle de la longévité.
Nous observons que les coopératives survivent plus longtemps que les autres entreprises.
Au-delà de la comparaison « coopératives versus entreprises classiques », cet article, volontairement inscrit dans un secteur précis et homogène, propose un début d’explication à la meilleure survie des entreprises coopératives : il semble qu’elles répercutent les variations de l’activité sur leurs membres.
Le quatrième et dernier essai de la thèse se focalise exclusivement sur les coopératives pour en proposer une analyse financière spécifique et construire des ratios financiers adaptés.
Les résultats indiquent que les déterminants de la disparition par fusion et par liquidation sont différents, et confirment le rôle des fusions comme mécanisme de résistance.
De plus, contrairement à la croyance selon laquelle les coopératives absorbent les chocs grâce à la détention collective du capital, il semble que les coopératives qui résistent sont celles dont les membres acceptent de supporter le risque au travers de leur rémunération.
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