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État du patrimoine des logements d'après le recensement de 1962 et amélioration qualificative de ce patrimoine entre 1954 et 1962
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La première partie de l'article est consacrée à une comparaison de la qualité des logements dans différentes zones géographiques de la France en 1962.
— comparaison entre logements ruraux et logements urbains ;
— comparaison inter-régionales ;
— comparaison entre les différentes grandes agglomérations prises isolément.
La qualité des logements est appréciée à partir d'un certain nombre de critères considérés d'abord isolément puis combinés ensuite entre eux dans la mesure du possible.
Une attention particulière est d'abord accordée à la catégorie de logement qui permet de distinguer :
— les logements ordinaires utilisés d'une manière permanente par les ménages ;
— les logements ordinaires vacants ou utilisés comme résidences secondaires ;
— les «faux logements », pièces indépendantes, chambres meublées, constructions provisoires, habitations de fortune utilisés d'une manière permanente par certains ménages. On déduit de cette analyse un indicateur, certes grossier, de la tension quantitative du marché du logement dans chaque zone. Plus les logements ordinaires incomplètement occupés sont nombreux, moins les ménages n'ayant pu obtenir l'usage d'un véritable logement le sont, moins le marché est quantitativement tendu et vice-versa.
Ensuite, la qualité des logements est étudiée selon l'ancienneté et les taux d'équipement en eau courante intérieure au logement, en w.-c. intérieur, en installation sanitaire moderne (baignoire ou douche). Les comparaisons sur ces points des patrimoines de chaque zone montrent l'existence de disparités très grandes. Si la part des logements neufs dans le total du patrimoine de chaque zone est finalement assez peu variable, des différences extrêmement grandes existent dans la part des logements très anciens et dans les différents taux d'équipement. Schématiquement, il y a une France de l'Est et une France de l'Ouest. La première est relativement bien équipée tandis que la seconde accuse un très grand retard. La région parisienne, compte tenu de son urbanisation presque complète, occupe de son côté une position très moyenne.
Cette qualité du patrimoine français dans son ensemble et dans les différentes zones peut être rapprochée de celle des patrimoines des pays étrangers d'un niveau de développement comparable à la France. Le retard de la France apparaît considérable, par rapport à l'Allemagne, l'Angleterre, les États-Unis, la Suisse ou la Suède. A titre d'exemple, aux environs de 1962, le retard de la France par rapport à l'Allemagne sur le plan de l'ancienneté moyenne des logements n'aurait pu être comblé que si on avait remplacé en France environ 3.000.000 de logements d'avant la première guerre par des logements neufs (et ceci sur un total de 14.500.000 résidences principales en France à cette date).
La deuxième partie de l'article traite de l'amélioration constatée entre 1954 et 1962 des taux d'équipement des logements français. Cette amélioration est très nette :
— 77,4 % des logements ont l'eau courante à l'intérieur en 1962 contre 58,4 % en 1954 ;
— 40,3 % des logements ont un w.-c. intérieur en 1962 contre 26,6 % en 1954 ;
— 28,0 % des logements disposent d'une baignoire ou d'une douche contre 10,4 % en 1954. Elle profite quasi uniformément à toutes les zones géographiques étudiées, ce qui signifie qu'il n'y a eu aucune tendance au rattrapage des écarts entre zones mais simplement un mouvement d'amélioration générale d'amplitude constante.
Enfin, dans cette deuxième partie, une méthode originale est présentée qui permet de répartir, avec une précision suffisante, l'accroissement des taux d'équipement en :
— ce qui est dû à l'introduction dans le patrimoine de constructions neuves très équipées (mais pas toujours à 100 %) et aux sorties de logements en moyenne très peu équipés ;
— ce qui est dû à l'effort de restauration des logements existants en 1954 et encore utilisés en 1962 comme résidences principales.
Il apparaît que les restaurations ayant consisté à installer l'eau courante ont été fréquentes surtout en milieu rural, que celles ayant consisté à installer une baignoire ou une douche sont encore nombreuses tandis que le nombre des installations de w.-c. intérieur s'est révélé faible. Les effectifs de logements concernés sont en effet de :
1.300.000 à 1.400.000 pendant la période pour l'eau courante (175.000 par an) ; 900.000 pour les baignoires ou douches (110.000 par an) ; 300.000 pour les w.-c. intérieurs (40.000 par an).
Cette analyse de ce qui s'est fait dans le passé récent en matière de restauration, jointe aux études techniques de ce qu'il est possible défaire et à quel prix, doit permettre d'améliorer l'estimation des besoins de logements neufs au titre du renouvellement du patrimoine ancien. Il semblerait en particulier qu'il ne faille pas trop attendre de la restauration pour faire passer les logements sans w.-c. intérieur dans la catégorie supérieure.
Title: État du patrimoine des logements d'après le recensement de 1962 et amélioration qualificative de ce patrimoine entre 1954 et 1962
Description:
La première partie de l'article est consacrée à une comparaison de la qualité des logements dans différentes zones géographiques de la France en 1962.
— comparaison entre logements ruraux et logements urbains ;
— comparaison inter-régionales ;
— comparaison entre les différentes grandes agglomérations prises isolément.
La qualité des logements est appréciée à partir d'un certain nombre de critères considérés d'abord isolément puis combinés ensuite entre eux dans la mesure du possible.
Une attention particulière est d'abord accordée à la catégorie de logement qui permet de distinguer :
— les logements ordinaires utilisés d'une manière permanente par les ménages ;
— les logements ordinaires vacants ou utilisés comme résidences secondaires ;
— les «faux logements », pièces indépendantes, chambres meublées, constructions provisoires, habitations de fortune utilisés d'une manière permanente par certains ménages.
On déduit de cette analyse un indicateur, certes grossier, de la tension quantitative du marché du logement dans chaque zone.
Plus les logements ordinaires incomplètement occupés sont nombreux, moins les ménages n'ayant pu obtenir l'usage d'un véritable logement le sont, moins le marché est quantitativement tendu et vice-versa.
Ensuite, la qualité des logements est étudiée selon l'ancienneté et les taux d'équipement en eau courante intérieure au logement, en w.
-c.
intérieur, en installation sanitaire moderne (baignoire ou douche).
Les comparaisons sur ces points des patrimoines de chaque zone montrent l'existence de disparités très grandes.
Si la part des logements neufs dans le total du patrimoine de chaque zone est finalement assez peu variable, des différences extrêmement grandes existent dans la part des logements très anciens et dans les différents taux d'équipement.
Schématiquement, il y a une France de l'Est et une France de l'Ouest.
La première est relativement bien équipée tandis que la seconde accuse un très grand retard.
La région parisienne, compte tenu de son urbanisation presque complète, occupe de son côté une position très moyenne.
Cette qualité du patrimoine français dans son ensemble et dans les différentes zones peut être rapprochée de celle des patrimoines des pays étrangers d'un niveau de développement comparable à la France.
Le retard de la France apparaît considérable, par rapport à l'Allemagne, l'Angleterre, les États-Unis, la Suisse ou la Suède.
A titre d'exemple, aux environs de 1962, le retard de la France par rapport à l'Allemagne sur le plan de l'ancienneté moyenne des logements n'aurait pu être comblé que si on avait remplacé en France environ 3.
000.
000 de logements d'avant la première guerre par des logements neufs (et ceci sur un total de 14.
500.
000 résidences principales en France à cette date).
La deuxième partie de l'article traite de l'amélioration constatée entre 1954 et 1962 des taux d'équipement des logements français.
Cette amélioration est très nette :
— 77,4 % des logements ont l'eau courante à l'intérieur en 1962 contre 58,4 % en 1954 ;
— 40,3 % des logements ont un w.
-c.
intérieur en 1962 contre 26,6 % en 1954 ;
— 28,0 % des logements disposent d'une baignoire ou d'une douche contre 10,4 % en 1954.
Elle profite quasi uniformément à toutes les zones géographiques étudiées, ce qui signifie qu'il n'y a eu aucune tendance au rattrapage des écarts entre zones mais simplement un mouvement d'amélioration générale d'amplitude constante.
Enfin, dans cette deuxième partie, une méthode originale est présentée qui permet de répartir, avec une précision suffisante, l'accroissement des taux d'équipement en :
— ce qui est dû à l'introduction dans le patrimoine de constructions neuves très équipées (mais pas toujours à 100 %) et aux sorties de logements en moyenne très peu équipés ;
— ce qui est dû à l'effort de restauration des logements existants en 1954 et encore utilisés en 1962 comme résidences principales.
Il apparaît que les restaurations ayant consisté à installer l'eau courante ont été fréquentes surtout en milieu rural, que celles ayant consisté à installer une baignoire ou une douche sont encore nombreuses tandis que le nombre des installations de w.
-c.
intérieur s'est révélé faible.
Les effectifs de logements concernés sont en effet de :
1.
300.
000 à 1.
400.
000 pendant la période pour l'eau courante (175.
000 par an) ; 900.
000 pour les baignoires ou douches (110.
000 par an) ; 300.
000 pour les w.
-c.
intérieurs (40.
000 par an).
Cette analyse de ce qui s'est fait dans le passé récent en matière de restauration, jointe aux études techniques de ce qu'il est possible défaire et à quel prix, doit permettre d'améliorer l'estimation des besoins de logements neufs au titre du renouvellement du patrimoine ancien.
Il semblerait en particulier qu'il ne faille pas trop attendre de la restauration pour faire passer les logements sans w.
-c.
intérieur dans la catégorie supérieure.
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