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Conséquences sociales et cognitives de l’incorporation des contextes socioculturels de classe sociale dans le soi

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Cette thèse a pour ambition d’alimenter la littérature sur les conséquences de l’expérience chronique de contextes socioculturels de classe sociale sur le fonctionnement psychologique. Dans le prolongement de l’analyse socioculturelle des classes sociales, nous considérons les contextes de classe sociale comme des vecteurs de production de dispositions à percevoir et agir sur le monde. Les pratiques, normes et implicites qui constituent les contextes de classe sociale sont incorporées par les individus sur le long terme, contaminant la manière dont ils appréhendent l’information. Cette influence serait catalysée à travers la construction d’un soi socioculturellement situé. Ainsi, les individus de classe favorisée auraient tendance à construire des représentations de soi en majorité indépendantes (i.e., relativement dénuées d’éléments liés au contexte d’acquisition) et ceux de classe populaire à construire des représentations de soi en majorité interdépendantes (i.e., relativement chargées d’éléments liés au contexte d’acquisition). Nous avons investigué le rôle de la classe sociale (et des représentations de soi in(ter)dépendantes) sur deux volets, un volet motivationnel relatif aux besoins de similarité et de distinction ainsi qu’un volet relatif à une fonction cognitive de plus bas niveau que représente le déploiement attentionnel.Au sein du premier volet, les résultats de la première étude suggèrent que les individus de classe populaire, ont un besoin de similarité plus élevé et un besoin de distinction moins élevé que leurs homologues de classe favorisée, synonyme de représentations de soi davantage interdépendantes (vs. Indépendantes). Sur la base de travaux qui attribuent un caractère universel au besoin de distinction élevé, l’étude 2 (non réalisée) a pour objectif de montrer que lorsqu’ils ont possibilité de nourrir leur besoin de distinction, les individus de classe favorisée le font à travers l’indépendance (i.e., par des caractéristiques uniques) alors que ceux de classe populaire le font par une voie compatible avec leur interdépendance (i.e., par une position sociale donnée dans un groupe social donné). L’étude 3 (non réalisée) a elle pour objectif de montrer que les inégalités économiques agissent comme un modérateur qui accentue les différences de classe sociale sur les voies privilégiées utilisées pour nourrir le besoin de distinction.Dans le second volet, l’objectif était de montrer que la classe sociale mène au développement d’une manière de développée son attention visuelle par défaut, c’est-à-dire de manière plus focalisée pour les individus de classe populaire et plus diffuse pour ceux de classe favorisée. Les résultats de l’étude 4 suggèrent que les individus de classe populaire ont tendance à déployer par défaut une attention visuelle davantage diffuse que leurs homologues de classe favorisée qui ont tendance à déployer par défaut une attention visuelle davantage focalisée. Les résultats de l’étude 5, au sein de laquelle nous avons manipulé temporairement le médiateur supposé de nos différences de classe sociale (i.e., le type de représentations de soi chroniquement actives), montrent que les individus amorcés par l’interdépendance déploient une attention visuelle davantage diffuse que ceux amorcés par l’indépendance. Au sein des études 6a et 6b nous avons manipulé un autre médiateur potentiel des effets obtenus à l’étude 4, à savoir le sentiment de menace évaluative. Les résultats montrent que l’effet de la classe sociale, qui réplique celui trouvé dans l’étude 4, n’est pas modéré par la magnitude de menace évaluative. Enfin les études 7 et 8, non réalisées, ont pour objectif d’évacuer l‘hypothèse alternative selon laquelle les effets de classe sociale sur le degré de diffusion attentionnelle sont en réalité expliqués par des différences de capacité de mémoire de travail ou d’intelligence fluide. (...)
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: Conséquences sociales et cognitives de l’incorporation des contextes socioculturels de classe sociale dans le soi
Description:
Cette thèse a pour ambition d’alimenter la littérature sur les conséquences de l’expérience chronique de contextes socioculturels de classe sociale sur le fonctionnement psychologique.
Dans le prolongement de l’analyse socioculturelle des classes sociales, nous considérons les contextes de classe sociale comme des vecteurs de production de dispositions à percevoir et agir sur le monde.
Les pratiques, normes et implicites qui constituent les contextes de classe sociale sont incorporées par les individus sur le long terme, contaminant la manière dont ils appréhendent l’information.
Cette influence serait catalysée à travers la construction d’un soi socioculturellement situé.
Ainsi, les individus de classe favorisée auraient tendance à construire des représentations de soi en majorité indépendantes (i.
e.
, relativement dénuées d’éléments liés au contexte d’acquisition) et ceux de classe populaire à construire des représentations de soi en majorité interdépendantes (i.
e.
, relativement chargées d’éléments liés au contexte d’acquisition).
Nous avons investigué le rôle de la classe sociale (et des représentations de soi in(ter)dépendantes) sur deux volets, un volet motivationnel relatif aux besoins de similarité et de distinction ainsi qu’un volet relatif à une fonction cognitive de plus bas niveau que représente le déploiement attentionnel.
Au sein du premier volet, les résultats de la première étude suggèrent que les individus de classe populaire, ont un besoin de similarité plus élevé et un besoin de distinction moins élevé que leurs homologues de classe favorisée, synonyme de représentations de soi davantage interdépendantes (vs.
Indépendantes).
Sur la base de travaux qui attribuent un caractère universel au besoin de distinction élevé, l’étude 2 (non réalisée) a pour objectif de montrer que lorsqu’ils ont possibilité de nourrir leur besoin de distinction, les individus de classe favorisée le font à travers l’indépendance (i.
e.
, par des caractéristiques uniques) alors que ceux de classe populaire le font par une voie compatible avec leur interdépendance (i.
e.
, par une position sociale donnée dans un groupe social donné).
L’étude 3 (non réalisée) a elle pour objectif de montrer que les inégalités économiques agissent comme un modérateur qui accentue les différences de classe sociale sur les voies privilégiées utilisées pour nourrir le besoin de distinction.
Dans le second volet, l’objectif était de montrer que la classe sociale mène au développement d’une manière de développée son attention visuelle par défaut, c’est-à-dire de manière plus focalisée pour les individus de classe populaire et plus diffuse pour ceux de classe favorisée.
Les résultats de l’étude 4 suggèrent que les individus de classe populaire ont tendance à déployer par défaut une attention visuelle davantage diffuse que leurs homologues de classe favorisée qui ont tendance à déployer par défaut une attention visuelle davantage focalisée.
Les résultats de l’étude 5, au sein de laquelle nous avons manipulé temporairement le médiateur supposé de nos différences de classe sociale (i.
e.
, le type de représentations de soi chroniquement actives), montrent que les individus amorcés par l’interdépendance déploient une attention visuelle davantage diffuse que ceux amorcés par l’indépendance.
Au sein des études 6a et 6b nous avons manipulé un autre médiateur potentiel des effets obtenus à l’étude 4, à savoir le sentiment de menace évaluative.
Les résultats montrent que l’effet de la classe sociale, qui réplique celui trouvé dans l’étude 4, n’est pas modéré par la magnitude de menace évaluative.
Enfin les études 7 et 8, non réalisées, ont pour objectif d’évacuer l‘hypothèse alternative selon laquelle les effets de classe sociale sur le degré de diffusion attentionnelle sont en réalité expliqués par des différences de capacité de mémoire de travail ou d’intelligence fluide.
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