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Habiter l’impermanence : Les eaux comme lieux de renouvellement des processus de projet
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L’impermanence est ce qui est contenu en toute chose, sa part changeante ; cette notion contient l’idée de cycle et de mouvement, allant jusqu’à la métamorphose. Interroger le fait d’habiter l’impermanence conduit à questionner en quoi considérer le prisme de l’impermanence face aux territoires d’eau permet-il d’interroger les processus projectuels contemporains. Ce travail de thèse s’intéresse aux capacités de la notion d’impermanence afin de permettre de penser le renouvellement des outils et des manières de penser le pro- jet. Son objectif est d’appréhender les eaux comme espaces et territoires d’impermanence – ici les rives habitées du Tonlé Sap au Cambodge, les carrelets nichés le long de la Garonne et de la Gironde, ainsi que le pont Krac’h breton –, afin de proposer un renouvellement des méthodes et outils de l’architecte face aux milieux et établissements humains contraints par des aléas. La place du terrain et celle du dessin dans le processus de projet vont ainsi être explorées à travers des références en architecture, tout en empruntant un détour par l’art, la philosophie et le paysagisme, également appuyées par la pratique du dessin de la chercheuse. L’imaginaire se saisi alors des notions extraites de domaines externes afin d’en conserver ce qui lui permet de construire un monde conceptuel et d’interroger les organisations spatiales observées en tant qu’architecte.Le prisme de l’impermanence posé au projet : périls et possibilités des eaux comme territoire.Il s’agit en premier lieu de construire et décomposer le prisme de l’impermanence pro- posé, à partir notamment des villages de pêcheurs installés sur le Tonlé Sap et ses rives inondables. L’élaboration de ce prisme pour le projet a pour objectif d’ouvrir la possibilité d’insérer de l’indétermination et de l’incertitude dans la pensée du projet, et de permettre le décalage du regard. Le prisme de l’impermanence est pensé comme guide pour le cheminement de la pensée, de pair avec le dessin, outil privilégié de l’architecte.Affleurer les eaux, proposer une pensée des cycles et aléas dans le processus de projet.Le prisme de l’impermanence établi, il est alors possible d’observer les changements qu’il apporte au processus de projet ainsi qu’aux outils, notamment à travers l’expérimentation d’une iconographie de l’impermanence. De la connaissance est ainsi produite à partir des terrains et dessins, connaissances théorisables et mobilisables à nouveau par la suite. La pensée des cycles et aléas dans le processus de projet ouvre l’attention portée, par le dessin et le regard instruit, aux temporalités et mouvements de l’habiter, aux dispositifs et espaces en permanente transformation.La continuité de l’instant, voyager par-delà les aléas.Le Pont Krac’h nous mène vers la conceptualisation, au-delà des espaces qui sont avec l’impermanence qu’étaient les carrelets et les villages de pêcheurs du Tonlé Sap, au-delà des aléas. Le dessin, qui possède une capacité d’expression à travers les échelles, les temporalités et l’espace, guide la pensée et rend possible les liens entre intuition, production de connaissances et théorisation, par le questionnement de l’aptitude des outils de l’architecte à naviguer avec les fluctuations du présent et des temps à venir. Tandis que les villages du Tonlé Sap et les carrelets restent présents au sein des mouvements des lieux, le pont Krac’h se déplace d’un monde à l’autre, il flue en lui-même.Ce travail de thèse explore au travers de trois parties et trois lieux, les possibilités d’habiter l’impermanence, et ce que cela remue et renouvelle pour le processus de projet en architec- ture, afin d’ouvrir des perspectives et hypothèses d’action.
Title: Habiter l’impermanence : Les eaux comme lieux de renouvellement des processus de projet
Description:
L’impermanence est ce qui est contenu en toute chose, sa part changeante ; cette notion contient l’idée de cycle et de mouvement, allant jusqu’à la métamorphose.
Interroger le fait d’habiter l’impermanence conduit à questionner en quoi considérer le prisme de l’impermanence face aux territoires d’eau permet-il d’interroger les processus projectuels contemporains.
Ce travail de thèse s’intéresse aux capacités de la notion d’impermanence afin de permettre de penser le renouvellement des outils et des manières de penser le pro- jet.
Son objectif est d’appréhender les eaux comme espaces et territoires d’impermanence – ici les rives habitées du Tonlé Sap au Cambodge, les carrelets nichés le long de la Garonne et de la Gironde, ainsi que le pont Krac’h breton –, afin de proposer un renouvellement des méthodes et outils de l’architecte face aux milieux et établissements humains contraints par des aléas.
La place du terrain et celle du dessin dans le processus de projet vont ainsi être explorées à travers des références en architecture, tout en empruntant un détour par l’art, la philosophie et le paysagisme, également appuyées par la pratique du dessin de la chercheuse.
L’imaginaire se saisi alors des notions extraites de domaines externes afin d’en conserver ce qui lui permet de construire un monde conceptuel et d’interroger les organisations spatiales observées en tant qu’architecte.
Le prisme de l’impermanence posé au projet : périls et possibilités des eaux comme territoire.
Il s’agit en premier lieu de construire et décomposer le prisme de l’impermanence pro- posé, à partir notamment des villages de pêcheurs installés sur le Tonlé Sap et ses rives inondables.
L’élaboration de ce prisme pour le projet a pour objectif d’ouvrir la possibilité d’insérer de l’indétermination et de l’incertitude dans la pensée du projet, et de permettre le décalage du regard.
Le prisme de l’impermanence est pensé comme guide pour le cheminement de la pensée, de pair avec le dessin, outil privilégié de l’architecte.
Affleurer les eaux, proposer une pensée des cycles et aléas dans le processus de projet.
Le prisme de l’impermanence établi, il est alors possible d’observer les changements qu’il apporte au processus de projet ainsi qu’aux outils, notamment à travers l’expérimentation d’une iconographie de l’impermanence.
De la connaissance est ainsi produite à partir des terrains et dessins, connaissances théorisables et mobilisables à nouveau par la suite.
La pensée des cycles et aléas dans le processus de projet ouvre l’attention portée, par le dessin et le regard instruit, aux temporalités et mouvements de l’habiter, aux dispositifs et espaces en permanente transformation.
La continuité de l’instant, voyager par-delà les aléas.
Le Pont Krac’h nous mène vers la conceptualisation, au-delà des espaces qui sont avec l’impermanence qu’étaient les carrelets et les villages de pêcheurs du Tonlé Sap, au-delà des aléas.
Le dessin, qui possède une capacité d’expression à travers les échelles, les temporalités et l’espace, guide la pensée et rend possible les liens entre intuition, production de connaissances et théorisation, par le questionnement de l’aptitude des outils de l’architecte à naviguer avec les fluctuations du présent et des temps à venir.
Tandis que les villages du Tonlé Sap et les carrelets restent présents au sein des mouvements des lieux, le pont Krac’h se déplace d’un monde à l’autre, il flue en lui-même.
Ce travail de thèse explore au travers de trois parties et trois lieux, les possibilités d’habiter l’impermanence, et ce que cela remue et renouvelle pour le processus de projet en architec- ture, afin d’ouvrir des perspectives et hypothèses d’action.
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