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Bridging the gap between reciprocity and signaling

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Réciprocité et théorie du signal : deux approches complémentaires pour modéliser la coopération humaine La coopération humaine est souvent appréhendée sous l'angle de la réciprocité. Dans les modèles classiques, la coopération est maintenue car réciproque : les individus qui aident les autres peuvent alors s'attendre à être aidés en retour. Un autre cadre est la théorie du signal honnête. Selon cette approche, la coopération est maintenue lorsque les aidants révèlent des informations sur eux-mêmes, et ce faisant affectent le comportement des receveurs. Nous visons ici à combler le fossé entre ces deux approches, afin de mieux caractériser la coopération humaine. Nous montrons comment l'intégration de ces deux approches peut aider à expliquer la variabilité de la coopération humaine, son étendue et ses limites. Dans le chapitre 1, nous montrons que la coopération peut être comprise comme un signal de préférences temporelles. À l'équilibre, les individus patients coopèrent plus souvent, et les individus qui révèlent une plus grande patience inspirent davantage confiance. Nous montrons comment notre modèle peut aider à expliquer la variabilité de la coopération et de la confiance. Dans le chapitre 2, nous étendons le modèle aux institutions. Les institutions sont souvent invoquées pour résoudre des problèmes de coopération difficiles : elles stabilisent la coopération dans des contextes où la réputation est insuffisante. Cependant, les institutions sont à la merci du problème même qu'elles sont censées résoudre. Les gens doivent consacrer du temps et des ressources à la création de nouvelles règles et à la rémunération des agents institutionnels. Nous montrons que des institutions destinées à résoudre des problèmes de coopération difficiles peuvent néanmoins voir le jour, à condition qu'elles s'appuient sur un problème de coopération facile. Notre modèle montre comment la conception d'institutions efficaces peut permettre aux humains d'étendre l'échelle de la coopération. Dans le chapitre 3, nous nous penchons sur les formes dysfonctionnelles de coopération et de signal. Nous postulons que l'indignation peut parfois servir de signal de second ordre, dont la fonction est de démontrer l'investissement dans un autre signal de premier ordre. Nous montrons ensuite comment l'indignation peut conduire à l'émergence d'un signal non-honnête, et à une escalade de son coût. Enfin, dans le chapitre 4, nous abordons la vengeance. La vengeance est souvent comprise en termes de dissuasion : les individus vengeurs paient des coûts, qui peuvent être compensés par l'avantage d'une réputation vengeresse. Pourtant, la vengeance ne semble pas toujours conçue pour une dissuasion optimale. Notre modèle réconcilie la fonction dissuasive de la vengeance avec ses bizarreries apparentes, telles que notre propension à réagir de manière excessive à des transgressions minuscules, ainsi qu'à pardonner un comportement dangereux sur la base d'un résultat chanceux.
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: Bridging the gap between reciprocity and signaling
Description:
Réciprocité et théorie du signal : deux approches complémentaires pour modéliser la coopération humaine La coopération humaine est souvent appréhendée sous l'angle de la réciprocité.
Dans les modèles classiques, la coopération est maintenue car réciproque : les individus qui aident les autres peuvent alors s'attendre à être aidés en retour.
Un autre cadre est la théorie du signal honnête.
Selon cette approche, la coopération est maintenue lorsque les aidants révèlent des informations sur eux-mêmes, et ce faisant affectent le comportement des receveurs.
Nous visons ici à combler le fossé entre ces deux approches, afin de mieux caractériser la coopération humaine.
Nous montrons comment l'intégration de ces deux approches peut aider à expliquer la variabilité de la coopération humaine, son étendue et ses limites.
Dans le chapitre 1, nous montrons que la coopération peut être comprise comme un signal de préférences temporelles.
À l'équilibre, les individus patients coopèrent plus souvent, et les individus qui révèlent une plus grande patience inspirent davantage confiance.
Nous montrons comment notre modèle peut aider à expliquer la variabilité de la coopération et de la confiance.
Dans le chapitre 2, nous étendons le modèle aux institutions.
Les institutions sont souvent invoquées pour résoudre des problèmes de coopération difficiles : elles stabilisent la coopération dans des contextes où la réputation est insuffisante.
Cependant, les institutions sont à la merci du problème même qu'elles sont censées résoudre.
Les gens doivent consacrer du temps et des ressources à la création de nouvelles règles et à la rémunération des agents institutionnels.
Nous montrons que des institutions destinées à résoudre des problèmes de coopération difficiles peuvent néanmoins voir le jour, à condition qu'elles s'appuient sur un problème de coopération facile.
Notre modèle montre comment la conception d'institutions efficaces peut permettre aux humains d'étendre l'échelle de la coopération.
Dans le chapitre 3, nous nous penchons sur les formes dysfonctionnelles de coopération et de signal.
Nous postulons que l'indignation peut parfois servir de signal de second ordre, dont la fonction est de démontrer l'investissement dans un autre signal de premier ordre.
Nous montrons ensuite comment l'indignation peut conduire à l'émergence d'un signal non-honnête, et à une escalade de son coût.
Enfin, dans le chapitre 4, nous abordons la vengeance.
La vengeance est souvent comprise en termes de dissuasion : les individus vengeurs paient des coûts, qui peuvent être compensés par l'avantage d'une réputation vengeresse.
Pourtant, la vengeance ne semble pas toujours conçue pour une dissuasion optimale.
Notre modèle réconcilie la fonction dissuasive de la vengeance avec ses bizarreries apparentes, telles que notre propension à réagir de manière excessive à des transgressions minuscules, ainsi qu'à pardonner un comportement dangereux sur la base d'un résultat chanceux.

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