Search engine for discovering works of Art, research articles, and books related to Art and Culture
ShareThis
Javascript must be enabled to continue!

Past and present biodiversity of giraffes (Mammalia, Cetartiodactyla)

View through CrossRef
Biodiversité actuelle et historique des girafes (Mammalia, Cetartiodactyla) En 1758, Carl von Linné proposa de classer les girafes dans l’espèce Cervus camelopardalis en s’appuyant sur des descriptions anciennes de spécimens censés provenir du Sennar (Soudan) et d’Ethiopie. En 1785, la première preuve concrète (peau et squelette) de l’existence des girafes est rapportée par François Levaillant en provenance du Cap de Bonne-Espérance. L'exploration de l'Afrique subsaharienne par les naturalistes européens aux XIXe et XXe siècles a permis d’enrichir les collections muséales. Les nombreux spécimens ramenés présentant des variations du pelage et du crâne, plusieurs espèces et sous-espèces ont été décrites au fur et à mesure des découvertes. Aujourd’hui, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ne reconnait cependant qu’une seule espèce et neuf sous-espèces, alors que des études génétiques concluent à l’existence de quatre à sept espèces au sein du genre Giraffa. Au cours de de cette thèse, la systématique des girafes a été examinée en analysant trois jeux de données moléculaires complémentaires : (1) 21 introns autosomaux disponibles dans les banques pour 137 individus ; (2) un fragment mitochondrial (couvrant le gène du cytochrome b jusqu’à la région 5’ de la région de contrôle) séquencé pour 548 individus, dont 19 spécimens historiques, notamment Zarafa et les girafes de Levaillant ; (3) quatre gènes du chromosome Y (AMELY, DDX3Y, SRY, ZFY) et leurs homologues du chromosome X, extraits à partir des génomes de six girafes, deux okapis et 11 autres ruminants. L’analyse des données autosomales par différentes méthodes de délimitation d’espèces (phylogénie, structure des populations, coalescence) indique l’existence de trois espèces : Giraffa camelopardalis (girafe du nord), G. tippelskirchi (girafe masaï d’Afrique de l’Est) et G. giraffa (girafe du sud). Cette hypothèse taxonomique est corroborée par l’analyse des gènes du chromosome Y. Les discordances observées entre les données mitochondriales et nucléaires sont expliquées, d’une part, par des introgressions mitochondriales et, d’autre part, par la philopatrie des femelles et une plus grande capacité de dispersion des mâles. L’intégration de girafes collectées aux XVIIIe et XIXe siècles dans les analyses phylogéographiques a permis de proposer une nouvelle classification du genre Giraffa, notamment une nouvelle sous-espèce, aujourd’hui éteinte, décrite à partir de spécimens du Sénégal. L’estimation moléculaire des temps de divergence suggère que les populations de girafes ont évolué en réponse aux changements climatiques du Pléistocène.
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: Past and present biodiversity of giraffes (Mammalia, Cetartiodactyla)
Description:
Biodiversité actuelle et historique des girafes (Mammalia, Cetartiodactyla) En 1758, Carl von Linné proposa de classer les girafes dans l’espèce Cervus camelopardalis en s’appuyant sur des descriptions anciennes de spécimens censés provenir du Sennar (Soudan) et d’Ethiopie.
En 1785, la première preuve concrète (peau et squelette) de l’existence des girafes est rapportée par François Levaillant en provenance du Cap de Bonne-Espérance.
L'exploration de l'Afrique subsaharienne par les naturalistes européens aux XIXe et XXe siècles a permis d’enrichir les collections muséales.
Les nombreux spécimens ramenés présentant des variations du pelage et du crâne, plusieurs espèces et sous-espèces ont été décrites au fur et à mesure des découvertes.
Aujourd’hui, l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) ne reconnait cependant qu’une seule espèce et neuf sous-espèces, alors que des études génétiques concluent à l’existence de quatre à sept espèces au sein du genre Giraffa.
Au cours de de cette thèse, la systématique des girafes a été examinée en analysant trois jeux de données moléculaires complémentaires : (1) 21 introns autosomaux disponibles dans les banques pour 137 individus ; (2) un fragment mitochondrial (couvrant le gène du cytochrome b jusqu’à la région 5’ de la région de contrôle) séquencé pour 548 individus, dont 19 spécimens historiques, notamment Zarafa et les girafes de Levaillant ; (3) quatre gènes du chromosome Y (AMELY, DDX3Y, SRY, ZFY) et leurs homologues du chromosome X, extraits à partir des génomes de six girafes, deux okapis et 11 autres ruminants.
L’analyse des données autosomales par différentes méthodes de délimitation d’espèces (phylogénie, structure des populations, coalescence) indique l’existence de trois espèces : Giraffa camelopardalis (girafe du nord), G.
tippelskirchi (girafe masaï d’Afrique de l’Est) et G.
giraffa (girafe du sud).
Cette hypothèse taxonomique est corroborée par l’analyse des gènes du chromosome Y.
Les discordances observées entre les données mitochondriales et nucléaires sont expliquées, d’une part, par des introgressions mitochondriales et, d’autre part, par la philopatrie des femelles et une plus grande capacité de dispersion des mâles.
L’intégration de girafes collectées aux XVIIIe et XIXe siècles dans les analyses phylogéographiques a permis de proposer une nouvelle classification du genre Giraffa, notamment une nouvelle sous-espèce, aujourd’hui éteinte, décrite à partir de spécimens du Sénégal.
L’estimation moléculaire des temps de divergence suggère que les populations de girafes ont évolué en réponse aux changements climatiques du Pléistocène.

Related Results

Antitypes, Ancestors, and the Origin of Modern Giraffes
Antitypes, Ancestors, and the Origin of Modern Giraffes
Against the odds, over a period of 8 million years the genetic material in small gazelle-like Canthumerycids transformed by natural selection into modern long-legged, long-necked g...
Non-targeted blood metabolomics of giraffe and white rhinoceros by 1 H nuclear magnetic resonance spectroscopy
Non-targeted blood metabolomics of giraffe and white rhinoceros by 1 H nuclear magnetic resonance spectroscopy
Abstract Background Blood metabolomics is used to study internal or external factors that may affect the cellular processes of a cell, tissue or organ. These factors affect...
Global Open Biodiversity Data: Future Vision of FAIR Biodiversity Data Access, Management, Use and Stewardship
Global Open Biodiversity Data: Future Vision of FAIR Biodiversity Data Access, Management, Use and Stewardship
Major environmental–biodiversity changes and new developments in technology have changed the way we live, work and how we create our future. The main attention of biodiversity rese...
The business case for investing in biodiversity data
The business case for investing in biodiversity data
1. The private sector is increasingly aware of its dependence on biodiversity and the financial risks and opportunities involved. This has generated a lot of demand for investing i...
The Scientific Age
The Scientific Age
Scientific study of giraffes depended on the scientists of Europe being able to study specimens. The first of those specimens was sent to Europe not long after the establishment of...
Water Balance in Giraffes
Water Balance in Giraffes
Wild giraffes live in arid environments. Having access to water and minimizing water requirements are critical. The main sources of water are the water in browse and water generate...
The Antecedents
The Antecedents
Giraffes are ruminant artiodactyls and their evolutionary origin can be traced back to the origin of the first artiodactyls about 55 million years ago. Their link to the first arti...
Fecal Cortisol Dynamics of Captive Giraffes in Zoos in Northern Japan
Fecal Cortisol Dynamics of Captive Giraffes in Zoos in Northern Japan
Animals in zoos are kept under environmental conditions differing from those of their original habitat. Recently, zoos have been attempting to reduce stress by introducing environm...

Back to Top