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Essai de quantification de l’eau d’irrigation introduite en Grande Camargue notamment pour la riziculture
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L’irrigation est une pratique très ancienne dans le Delta du Rhône, mais c’est la riziculture qui, dès 1950, lui a donné l’importance qu’elle a aujourd’hui et en a fait une des composantes principales du bilan hydrique du delta.
L’eau du fleuve est introduite à l’intérieur des deux bras du Rhône (Grande Camargue) par 90 stations de pompage totalisant un débit d’équipement de 53 m3/s (1988). Ces stations sont gérées soit par des associations d’irrigants (11 stations, 24 m3/s), soit par l’initiative privée (79 stations, 29m3/s).
Pour le secteur d’irrigation collective, l’information concernant les volumes pompés et les plans de culture est centralisée et facilement exploitable. Pour le secteur privé, aucun recensement précis n’est disponible et pour quantifier sa part des pompages , il a fallu extrapoler à l’ensemble de l’irrigation privée une étude hydraulique faite sur un échantillon de 10 stations de pompage représentatives.
En 1988, quelque 340 millions de m3 d’eau du Rhône (±8%) ont été introduits en Grande Camargue (collectif : 180 ; privé : 160) dont 320 (94%) pendant la campagne rizicole. Cette eau a servi à alimenter 13 000 ha de cultures irriguées dont environ 10 000 ha de rizières, 3 000 ha de marais aménagées pour la chasse au gibier d’eau et 200 ha de parcs piscicoles. Elle a en outre couvert les besoins courants des fermes.
La capacité maximale de pompage était de 460 millions de m3 avec l’équipement potentiel des stations en 1988.
A elle seule, l’irrigation des rizières a nécessité 275 milions de m3 , soit 24 000 m3/ha pour une rizière du secteur privé et 33 000 m3/ha pour une rizière du secteur d’irrigation collective.
Le volume d’eau pompée au Rhône dépend donc essentiellement des variations de la superficie des rizières. Il dépend également des variations du bilan net des pluies et de l’évaporation par rapport à la moyenne.
Une méthode est proposée 1) pour calculer le volume annuel moyen pompé en millions de m3 à partir de la surface des rizières en hectares ; 2) pour calculer le volume à ajouter ou à déduire de ces valeurs pour tenir compte des variations climatiques interannuelles.
A une superficie-plancher de 3 500 ha de rizières en Grande Camargue (1981) correspond un volume pompé annuel moyen de 220 millions de m3. Pour une superficie-plafond de 16 500 ha, ce volume passe à 440 millions de m3. Pour la période 1951-1990, le volume moyen annuel pompé est d’environ 350 millions de m3.
Une partie de l’eau fournie aux rizières est exportée sous forme de drainage superficiel . Elle est éliminée par repompages au Rhône ou par écoulement dans l’Etang du Vaccarès.
Title: Essai de quantification de l’eau d’irrigation introduite en Grande Camargue notamment pour la riziculture
Description:
L’irrigation est une pratique très ancienne dans le Delta du Rhône, mais c’est la riziculture qui, dès 1950, lui a donné l’importance qu’elle a aujourd’hui et en a fait une des composantes principales du bilan hydrique du delta.
L’eau du fleuve est introduite à l’intérieur des deux bras du Rhône (Grande Camargue) par 90 stations de pompage totalisant un débit d’équipement de 53 m3/s (1988).
Ces stations sont gérées soit par des associations d’irrigants (11 stations, 24 m3/s), soit par l’initiative privée (79 stations, 29m3/s).
Pour le secteur d’irrigation collective, l’information concernant les volumes pompés et les plans de culture est centralisée et facilement exploitable.
Pour le secteur privé, aucun recensement précis n’est disponible et pour quantifier sa part des pompages , il a fallu extrapoler à l’ensemble de l’irrigation privée une étude hydraulique faite sur un échantillon de 10 stations de pompage représentatives.
En 1988, quelque 340 millions de m3 d’eau du Rhône (±8%) ont été introduits en Grande Camargue (collectif : 180 ; privé : 160) dont 320 (94%) pendant la campagne rizicole.
Cette eau a servi à alimenter 13 000 ha de cultures irriguées dont environ 10 000 ha de rizières, 3 000 ha de marais aménagées pour la chasse au gibier d’eau et 200 ha de parcs piscicoles.
Elle a en outre couvert les besoins courants des fermes.
La capacité maximale de pompage était de 460 millions de m3 avec l’équipement potentiel des stations en 1988.
A elle seule, l’irrigation des rizières a nécessité 275 milions de m3 , soit 24 000 m3/ha pour une rizière du secteur privé et 33 000 m3/ha pour une rizière du secteur d’irrigation collective.
Le volume d’eau pompée au Rhône dépend donc essentiellement des variations de la superficie des rizières.
Il dépend également des variations du bilan net des pluies et de l’évaporation par rapport à la moyenne.
Une méthode est proposée 1) pour calculer le volume annuel moyen pompé en millions de m3 à partir de la surface des rizières en hectares ; 2) pour calculer le volume à ajouter ou à déduire de ces valeurs pour tenir compte des variations climatiques interannuelles.
A une superficie-plancher de 3 500 ha de rizières en Grande Camargue (1981) correspond un volume pompé annuel moyen de 220 millions de m3.
Pour une superficie-plafond de 16 500 ha, ce volume passe à 440 millions de m3.
Pour la période 1951-1990, le volume moyen annuel pompé est d’environ 350 millions de m3.
Une partie de l’eau fournie aux rizières est exportée sous forme de drainage superficiel .
Elle est éliminée par repompages au Rhône ou par écoulement dans l’Etang du Vaccarès.
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