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Décision résidentielle des ménages : entre choix et contraintes

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Le choix résidentiel s’articule autour d’un certain nombre de contraintes : qu’elles soient internes au ménage ou résultant de la distorsion du marché, ces contraintes modifient fondamentalement l’ensemble de choix des ménages. La première partie de la thèse porte les contraintes que le ménage subit et qui repose sur une de ses caractéristiques. La littérature a étudié en détail la question de la discrimination à l’accès au logement en mettant en évidence un accès limité et tacite aux ménages immigrés, mais aucune étude ne s’est penché sur la mise en évidence d’une potentielle discrimination résidentielle par les prix. Dans cet article, nous étudions les écarts de loyers effectifs entre les français et les immigrés, à l’aide de la décomposition proposée par Oaxaca & Blinder (1973). Nous cherchons à expliquer ces différentiels de loyers en une part imputable à des différences de choix individuels et en une part relevant d'une discrimination sur le marché du logement sur des données de l’enquête logement de 1996. Bien qu’aucune discrimination par les prix ne soit mise clairement en évidence, certains caractéristiques du logement semblent, toutefois, plus onéreuses pour les immigrés. La seconde partie de cette thèse porte sur sur les contraintes internes au ménage. Le travail de cette première partie s’inscrit dans la continuité des travaux effectués sur l’économie de la famille et celle de la prise de décision concernant leur mobilité. La première contrainte que nous présentons est celle de logements qu’occupent les agents avant de se mettre en ménage. La littérature a étudié en profondeur les choix de mobilité résidentielle des couples à travers la plupart des étapes du cycle de vie, sans se pencher sur celui de la mise en ménage. Cela permettrait pourtant de prendre en compte la pluralité des décideurs au sein du ménage. Ce chapitre présente un modèle collectif de mise en ménage, mesurant la probabilité qu’un couple occupe, ensemble, le logement que l’homme occupe seul, celui que la femme occupe seule, par rapport au fait de les refuser tous deux, basé sur un modèle d’estimation logit multinomal. Nous travaillons sur des données de l’enquête nationale logement de 2002 qui nous permet de retracer l’ensemble des parcours de mobilité des deux agents. Nous nous choix du premier logement du couple au sens de son occupation initiale. L’élaboration du modèle théorique, basé sur un modèle de type collectif, où les agents opèrent une négociation, inclue la situation où les deux agents peuvent ne pas être amenés à quitter leur logement dans les points de menace du couple. Nous proposons un enrichissement du modèle où nous faisons valoir le fait que la décision du logement commun peut impliquer une inefficacité dans les décisions futures du couple. Bien que le logement de l’homme semble un choix avéré, l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes, ainsi que la différence d’âge au sein du couple semblent influencer significativement le choix des couples. Ensuite, le choix d’un logement, pour un couple, doit prendre en compte les temps de trajet domicile-travail quotidiens. Les agents, ayant un emploi localisé, choisissent un logement qui répond à leurs besoins dans une région dont l’occupation de l’espace est fortement hétérogène et dont l’offre de logement n’est pas distribuée de façon uniforme. L’idée de l’article est de mesurer l’impact des caractéristiques individuelles des agents sur la décision jointe des temps de trajet du ménage, ainsi que la façon dont les agents se répartissent ces déplacements. Les données sur lesquelles nous travaillons sont celles du recensement de la population de 1999, enrichies de données communales et des temps de trajet des agents. Nous mettons en évidence une distinction des comportements hommes/femmes basée sur l’attraction aux pôles d’emplois et à la stabilité de l’emploi.
Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur
Title: Décision résidentielle des ménages : entre choix et contraintes
Description:
Le choix résidentiel s’articule autour d’un certain nombre de contraintes : qu’elles soient internes au ménage ou résultant de la distorsion du marché, ces contraintes modifient fondamentalement l’ensemble de choix des ménages.
La première partie de la thèse porte les contraintes que le ménage subit et qui repose sur une de ses caractéristiques.
La littérature a étudié en détail la question de la discrimination à l’accès au logement en mettant en évidence un accès limité et tacite aux ménages immigrés, mais aucune étude ne s’est penché sur la mise en évidence d’une potentielle discrimination résidentielle par les prix.
Dans cet article, nous étudions les écarts de loyers effectifs entre les français et les immigrés, à l’aide de la décomposition proposée par Oaxaca & Blinder (1973).
Nous cherchons à expliquer ces différentiels de loyers en une part imputable à des différences de choix individuels et en une part relevant d'une discrimination sur le marché du logement sur des données de l’enquête logement de 1996.
Bien qu’aucune discrimination par les prix ne soit mise clairement en évidence, certains caractéristiques du logement semblent, toutefois, plus onéreuses pour les immigrés.
La seconde partie de cette thèse porte sur sur les contraintes internes au ménage.
Le travail de cette première partie s’inscrit dans la continuité des travaux effectués sur l’économie de la famille et celle de la prise de décision concernant leur mobilité.
La première contrainte que nous présentons est celle de logements qu’occupent les agents avant de se mettre en ménage.
La littérature a étudié en profondeur les choix de mobilité résidentielle des couples à travers la plupart des étapes du cycle de vie, sans se pencher sur celui de la mise en ménage.
Cela permettrait pourtant de prendre en compte la pluralité des décideurs au sein du ménage.
Ce chapitre présente un modèle collectif de mise en ménage, mesurant la probabilité qu’un couple occupe, ensemble, le logement que l’homme occupe seul, celui que la femme occupe seule, par rapport au fait de les refuser tous deux, basé sur un modèle d’estimation logit multinomal.
Nous travaillons sur des données de l’enquête nationale logement de 2002 qui nous permet de retracer l’ensemble des parcours de mobilité des deux agents.
Nous nous choix du premier logement du couple au sens de son occupation initiale.
L’élaboration du modèle théorique, basé sur un modèle de type collectif, où les agents opèrent une négociation, inclue la situation où les deux agents peuvent ne pas être amenés à quitter leur logement dans les points de menace du couple.
Nous proposons un enrichissement du modèle où nous faisons valoir le fait que la décision du logement commun peut impliquer une inefficacité dans les décisions futures du couple.
Bien que le logement de l’homme semble un choix avéré, l’inégalité salariale entre les hommes et les femmes, ainsi que la différence d’âge au sein du couple semblent influencer significativement le choix des couples.
Ensuite, le choix d’un logement, pour un couple, doit prendre en compte les temps de trajet domicile-travail quotidiens.
Les agents, ayant un emploi localisé, choisissent un logement qui répond à leurs besoins dans une région dont l’occupation de l’espace est fortement hétérogène et dont l’offre de logement n’est pas distribuée de façon uniforme.
L’idée de l’article est de mesurer l’impact des caractéristiques individuelles des agents sur la décision jointe des temps de trajet du ménage, ainsi que la façon dont les agents se répartissent ces déplacements.
Les données sur lesquelles nous travaillons sont celles du recensement de la population de 1999, enrichies de données communales et des temps de trajet des agents.
Nous mettons en évidence une distinction des comportements hommes/femmes basée sur l’attraction aux pôles d’emplois et à la stabilité de l’emploi.

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