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Gestion et conservation des thuriféraies au Maroc : cas du Parc national du Toubkal

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Résumé Dans le paysage des écosystèmes naturels marocains, le thurifère (Juniperus thurifera ssp. africana (Maire) Gauquelin, Idrissi & Lebreton 1988) et sa formation végétale résultante, la thuriféraie, occupent une place privilégiée de par leur grande valeur patrimoniale, environnementale et socio-économique. Véritable espèce relique et essence multicentenaire et majestueuse de la moyenne et haute montagne du Moyen et Haut Atlas et localement dans l’Anti-Atlas, le thurifère a suscité un grand intérêt auprès de la communauté scientifique. Soumis, depuis de longues périodes, aux sévères et fluctuantes conditions naturelles et anthropiques, il témoigne d’une parfaite adaptation à ces différentes contraintes. Dans l’aire fragmentée de sa répartition au Maroc, estimée à 30 000 ha, la thuriféraie ne jouit d’aucun statut de conservation directe ni de gestion particulière bien qu’il y ait des actions de soutien et de développement au profit des populations riveraines. Sa vocation actuelle se limite aux activités pastorales de prélèvement de bois de chauffe et de feuillage pour les troupeaux et, dans une moindre mesure, à la conservation de la biodiversité locale dans des réserves mises en défens. La régénération naturelle sporadique de cette essence dans les conditions environnementales actuelles constitue une menace pour sa pérennité. Cette espèce forestière nécessite, par conséquent, une stratégie adéquate de gestion et de conservation. Aussi, cette formation estelle intégrée dans la plupart des aires protégées du Maroc, notamment les parcs nationaux et les Sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE) particulièrement au sein des Parcs nationaux du Toubkal, d’Ifrane et du Haut Atlas Oriental. La gestion préconisée de cette essence forestière en voie de raréfaction doit contribuer à assurer sa reconstitution et sa protection. Elle doit être traitée en forêt de protection dans laquelle la régénération serait possible par la mise en place de réserves permanentes en défens. La gestion traditionnelle en mise en défens temporaire communément connue par Agdal forestier ou pastoral est aussi envisageable. Des exemples de ce type de gestion sont installés et étudiés dans le Parc national du Toubkal dans le Haut Atlas de Marrakech.
Title: Gestion et conservation des thuriféraies au Maroc : cas du Parc national du Toubkal
Description:
Résumé Dans le paysage des écosystèmes naturels marocains, le thurifère (Juniperus thurifera ssp.
africana (Maire) Gauquelin, Idrissi & Lebreton 1988) et sa formation végétale résultante, la thuriféraie, occupent une place privilégiée de par leur grande valeur patrimoniale, environnementale et socio-économique.
Véritable espèce relique et essence multicentenaire et majestueuse de la moyenne et haute montagne du Moyen et Haut Atlas et localement dans l’Anti-Atlas, le thurifère a suscité un grand intérêt auprès de la communauté scientifique.
Soumis, depuis de longues périodes, aux sévères et fluctuantes conditions naturelles et anthropiques, il témoigne d’une parfaite adaptation à ces différentes contraintes.
Dans l’aire fragmentée de sa répartition au Maroc, estimée à 30 000 ha, la thuriféraie ne jouit d’aucun statut de conservation directe ni de gestion particulière bien qu’il y ait des actions de soutien et de développement au profit des populations riveraines.
Sa vocation actuelle se limite aux activités pastorales de prélèvement de bois de chauffe et de feuillage pour les troupeaux et, dans une moindre mesure, à la conservation de la biodiversité locale dans des réserves mises en défens.
La régénération naturelle sporadique de cette essence dans les conditions environnementales actuelles constitue une menace pour sa pérennité.
Cette espèce forestière nécessite, par conséquent, une stratégie adéquate de gestion et de conservation.
Aussi, cette formation estelle intégrée dans la plupart des aires protégées du Maroc, notamment les parcs nationaux et les Sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE) particulièrement au sein des Parcs nationaux du Toubkal, d’Ifrane et du Haut Atlas Oriental.
La gestion préconisée de cette essence forestière en voie de raréfaction doit contribuer à assurer sa reconstitution et sa protection.
Elle doit être traitée en forêt de protection dans laquelle la régénération serait possible par la mise en place de réserves permanentes en défens.
La gestion traditionnelle en mise en défens temporaire communément connue par Agdal forestier ou pastoral est aussi envisageable.
Des exemples de ce type de gestion sont installés et étudiés dans le Parc national du Toubkal dans le Haut Atlas de Marrakech.

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