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Administering Thunder: A Thirteenth-Century Memorial Deliberating the Thunder Rites

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Vers le XIIIe siècle, les idées et pratiques ayant cours dans la Chine ancienne vis-à-vis des puissances du tonnerre se maintenaient dans la majorité de la population. Elle y voyait des signes des pouvoirs rétributifs et générateurs du ciel. Cependant un nombre grandissant d'individus percevaient ces puissances au sein de systèmes plus élaborés de Rituel du Tonnerre (leifa) transmis via des filiations textuelles localisées. D'une sophistication pouvant varier considérablement, ces Rituels du Tonnerre attiraient des personnes d'origines sociales et de niveaux d'éducation fort divers. Ces rituels appartenaient souvent à des traditions mises en avant par des lignées taoïstes parmi lesquelles il y avait aussi bien celles nanties de la généalogie la plus antique que celles qui ne s'étaient signalées que durant les trois siècles antérieurs. Une abondante variété de ces systèmes de Rituel du Tonnerre survivent à l 'état de résidus textuels dans le Canon taoïste des Ming. La recherche de ces vingt dernières années a fait des Rituels du Tonnerre un élément de mieux en mieux connu du paysage religieux des Song et des Yuan. Cependant, leurs relations avec les autres traditions religieuses et avec la société médiévale sont moins bien comprises. Tout en maîtrisant des traditions rituelles qui dérivaient de situations locales avec patronage local, de nombreux exorcistes et prêtres itinérants, parmi lesquels il y avait des experts du Rituel du Tonnerre, faisaient appel au patronage de la cour impériale des Song. En se faisant accepter par les lignées taoïstes établies et mises au défi, ils pouvaient promouvoir leurs pratiques avec plus de légitimité et sur une plus vaste échelle. Certaines lignées parvinrent à altérer les degrés d'initiation des prêtres taoïstes à la fin de l 'époque des Song, mais la prolifération continue et la transmission de traditions d 'exorcisme en dehors de ces grades rituels taoïstes modifiés témoignent de l'impossibilité qu'il y eut d'imposer les grades en question à tous les pratiquants des rites du tonnerre. Les pratiquants de cette époque étaient conscients de la confusion régnant dans les rites du tonnerre et quelques prêtres taoïstes tentèrent d'imposer un certain ordre parmi les divers systèmes. Ces mises en ordre révèlent non seulement les aspects du Rituel du Tonnerre que ces prêtres connaissaient, mais leurs préférences individuelles dévoilent aussi à quel ordre ils voulaient se rattacher. Cependant plus que les anciennes traditions liturgiques taoïstes et que les lignées plus récentes d 'exorcistes, ce qui importe sont les noms modifiés et les formes d'une large variété de dieux, de cultes et d'idées intégrés dans les Rituels du Tonnerre auxquels adhérait un public laïc. Une analyse plus détaillée de ces éléments intégrés aidera à déterminer le contexte d'où sont sortis les systèmes du Rituel du Tonnerre. La pétition rituelle traduite ci-dessous fut adressée en 1216 au Bureau du Tonnerre céleste par un prêtre taoïste nommé Bai [ou Bo] Yuchan qui était depuis peu arrivé dans les Monts Wuyi du Fujian du nord-ouest. Durant l'hiver 1215, l'exécution couronnée de succès d'un exorcisme en faveur d'une influente famille locale lui gagna le patronage de cette famille et marqua pour lui le début d'une décennie de remarquable activité religieuse. Peu après, il fit une grande impression sur les autorités de la montagne proche du Longhu shan. Il aida à y diffuser les enseignements qu'il avait reçus de son maître Chen Nan pendant un stage d'étude de neuf ans commencé en 1205. La pétition-mémorial fait plus qu'exposer la diversité des traditions du Rituel du Tonnerre connues par Bai en son temps. Elle introduit aussi un certain ordre parmi celles-ci et promeut à un rang supérieur certaines divinités qui y sont incluses. Discussion et dispute sur la validité de plusieurs aspects des systèmes de Rituel du Tonnere connus de Bai lui fournissent le contexte au travers duquel il peut esquisser un système qui dérivait de son maître et qu 'il considérait comme plus vrai et plus correct. Il est clair qu'une grande part du caractère correct attribué à ce système dérive du système Shenxiao alors âgé d'un siècle et au rituel duquel Bai avait souvent recours. Cependant sa source immédiate est Chen Nan qui reçut des révélations d'une importante figure au Ministère du Tonnerre. Néanmoins, la structure du mémorial et sa destination font appel à d'anciennes formes rituelles établies par les Maîtres Célestes et les traditions de la Suprême Pureté. Tandis que Bai exerçait sa pratique comme un Joyau Numineux avec formation dans le système Shenxiao, ses disciples et lui ont sans doute contribué à instiller leur variété de Rituels du Tonnerre à l'intérieur de la synthèse taoïste plus vaste lancée par des maîtres se proclamant représentants du mouvement de la Pure Ténuité (qingwei), mouvement qui était aussi actif dans le nord-ouest du Fujian durant la seconde moitié du XIIIe siècle.
Title: Administering Thunder: A Thirteenth-Century Memorial Deliberating the Thunder Rites
Description:
Vers le XIIIe siècle, les idées et pratiques ayant cours dans la Chine ancienne vis-à-vis des puissances du tonnerre se maintenaient dans la majorité de la population.
Elle y voyait des signes des pouvoirs rétributifs et générateurs du ciel.
Cependant un nombre grandissant d'individus percevaient ces puissances au sein de systèmes plus élaborés de Rituel du Tonnerre (leifa) transmis via des filiations textuelles localisées.
D'une sophistication pouvant varier considérablement, ces Rituels du Tonnerre attiraient des personnes d'origines sociales et de niveaux d'éducation fort divers.
Ces rituels appartenaient souvent à des traditions mises en avant par des lignées taoïstes parmi lesquelles il y avait aussi bien celles nanties de la généalogie la plus antique que celles qui ne s'étaient signalées que durant les trois siècles antérieurs.
Une abondante variété de ces systèmes de Rituel du Tonnerre survivent à l 'état de résidus textuels dans le Canon taoïste des Ming.
La recherche de ces vingt dernières années a fait des Rituels du Tonnerre un élément de mieux en mieux connu du paysage religieux des Song et des Yuan.
Cependant, leurs relations avec les autres traditions religieuses et avec la société médiévale sont moins bien comprises.
Tout en maîtrisant des traditions rituelles qui dérivaient de situations locales avec patronage local, de nombreux exorcistes et prêtres itinérants, parmi lesquels il y avait des experts du Rituel du Tonnerre, faisaient appel au patronage de la cour impériale des Song.
En se faisant accepter par les lignées taoïstes établies et mises au défi, ils pouvaient promouvoir leurs pratiques avec plus de légitimité et sur une plus vaste échelle.
Certaines lignées parvinrent à altérer les degrés d'initiation des prêtres taoïstes à la fin de l 'époque des Song, mais la prolifération continue et la transmission de traditions d 'exorcisme en dehors de ces grades rituels taoïstes modifiés témoignent de l'impossibilité qu'il y eut d'imposer les grades en question à tous les pratiquants des rites du tonnerre.
Les pratiquants de cette époque étaient conscients de la confusion régnant dans les rites du tonnerre et quelques prêtres taoïstes tentèrent d'imposer un certain ordre parmi les divers systèmes.
Ces mises en ordre révèlent non seulement les aspects du Rituel du Tonnerre que ces prêtres connaissaient, mais leurs préférences individuelles dévoilent aussi à quel ordre ils voulaient se rattacher.
Cependant plus que les anciennes traditions liturgiques taoïstes et que les lignées plus récentes d 'exorcistes, ce qui importe sont les noms modifiés et les formes d'une large variété de dieux, de cultes et d'idées intégrés dans les Rituels du Tonnerre auxquels adhérait un public laïc.
Une analyse plus détaillée de ces éléments intégrés aidera à déterminer le contexte d'où sont sortis les systèmes du Rituel du Tonnerre.
La pétition rituelle traduite ci-dessous fut adressée en 1216 au Bureau du Tonnerre céleste par un prêtre taoïste nommé Bai [ou Bo] Yuchan qui était depuis peu arrivé dans les Monts Wuyi du Fujian du nord-ouest.
Durant l'hiver 1215, l'exécution couronnée de succès d'un exorcisme en faveur d'une influente famille locale lui gagna le patronage de cette famille et marqua pour lui le début d'une décennie de remarquable activité religieuse.
Peu après, il fit une grande impression sur les autorités de la montagne proche du Longhu shan.
Il aida à y diffuser les enseignements qu'il avait reçus de son maître Chen Nan pendant un stage d'étude de neuf ans commencé en 1205.
La pétition-mémorial fait plus qu'exposer la diversité des traditions du Rituel du Tonnerre connues par Bai en son temps.
Elle introduit aussi un certain ordre parmi celles-ci et promeut à un rang supérieur certaines divinités qui y sont incluses.
Discussion et dispute sur la validité de plusieurs aspects des systèmes de Rituel du Tonnere connus de Bai lui fournissent le contexte au travers duquel il peut esquisser un système qui dérivait de son maître et qu 'il considérait comme plus vrai et plus correct.
Il est clair qu'une grande part du caractère correct attribué à ce système dérive du système Shenxiao alors âgé d'un siècle et au rituel duquel Bai avait souvent recours.
Cependant sa source immédiate est Chen Nan qui reçut des révélations d'une importante figure au Ministère du Tonnerre.
Néanmoins, la structure du mémorial et sa destination font appel à d'anciennes formes rituelles établies par les Maîtres Célestes et les traditions de la Suprême Pureté.
Tandis que Bai exerçait sa pratique comme un Joyau Numineux avec formation dans le système Shenxiao, ses disciples et lui ont sans doute contribué à instiller leur variété de Rituels du Tonnerre à l'intérieur de la synthèse taoïste plus vaste lancée par des maîtres se proclamant représentants du mouvement de la Pure Ténuité (qingwei), mouvement qui était aussi actif dans le nord-ouest du Fujian durant la seconde moitié du XIIIe siècle.

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