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Dynamics of co-orbital planets : tides and resonance chains
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Dynamique des planètes co-orbitales : marées et chaînes de résonance
Les systèmes planétaires peuvent adopter des configurations remarquables. L'une d'elles, dite co-orbitale, se produit lorsque deux planètes ont la même période orbitale autour de leur étoile, c'est à dire, quand elles sont en résonance de moyen mouvement 1:1. Même au sein de la résonance co-orbitale, de nombreuses trajectoires sont possibles. Les plus simples sont connues depuis le 18ème siècle, comme deux corps co-orbitaux sur des orbites planes et circulaires formant avec leur étoile un triangle équilatéral tournant. Cependant, certaines configurations plus subtiles n'ont été découvertes que récemment. Dans le cas de deux points matériels à faibles excentricités et inclinaisons, les aspects analytiques de la dynamique sont bien compris. Cependant, de grandes excentricités ou inclinaisons sont responsables de changements topologiques dans l'espace des phases, tandis que des corps étendus peuvent engendrer la dissipation de l'énergie mécanique, et la dynamique dans ces cas a encore des zones d'ombre.Aucune des huit planètes du système Solaire ne co-orbitent ensemble le Soleil, bien que des corps co-orbitaux existent dans le système Solaire, soit entre deux objets mineurs (orbitant une planète), soit entre une planète et un objet mineur (orbitant le Soleil). Cette absence de planètes co-orbitales n'est a priori pas la norme dans les systèmes exoplanétaires, puisque les modèles de formation prédisent leur existence. Pourtant, en dépit de milliers de détections d'exoplanètes, aucune paire de planètes co-orbitales n'a été détectée à ce jour. Bien que cela puisse s'expliquer par des biais observationnels, nous montrons dans ce manuscript que les forces de marées sont responsables de la destruction des paires de planètes co-orbitales. Nous construisons un modèle analytique de marées du système plan étoile-planète-planète, basé sur une extension, avec dissipation de marées, du formalisme Hamiltonien. Le modèle fournit une expression analytique précise de la durée de vie de la paire, dépendant des paramètres, et qui permet de prédire quelles exoplanètes déjà découvertes pourraient avoir un compagnon co-orbital non détecté.Les modèles de formation prédisent aussi qu'un nombre important de planètes co-orbitales sont formées au sein d'une chaîne de résonance. Ainsi, nous étendons l'étude précédente au cas où la paire est au sein d'une chaîne de résonance. Plus précisément, nous construisons un modèle Hamiltonien de la chaîne de résonance p:p:p+1 où la paire de co-orbitaux est en résonance de moyen mouvement du premier ordre p:p+1 avec une troisième planète externe, p étant un petit entier. Après comparaison des familles d'équilibres du modèle avec les familles d'orbites quasipériodiques correspondantes dans le système complet, nous ajoutons la dissipation de marées au modèle à l'aide d'un formalisme pseudo-Hamiltonien. Nous montrons que cette chaîne de résonance met en scène une résonance séculaire 1:1 entre la libration de l'angle co-orbital et la précession des péricentres, et en analysant les valeurs propres du système différentiel linéarisé au voisinage des familles d'équilibres, nous montrons comment les marées stabilisent le système aux alentours de cette résonance séculaire, rendant la paire de planètes co-orbitales bien plus stable quand elle est dans la chaîne de résonance p:p:p+1.
Title: Dynamics of co-orbital planets : tides and resonance chains
Description:
Dynamique des planètes co-orbitales : marées et chaînes de résonance
Les systèmes planétaires peuvent adopter des configurations remarquables.
L'une d'elles, dite co-orbitale, se produit lorsque deux planètes ont la même période orbitale autour de leur étoile, c'est à dire, quand elles sont en résonance de moyen mouvement 1:1.
Même au sein de la résonance co-orbitale, de nombreuses trajectoires sont possibles.
Les plus simples sont connues depuis le 18ème siècle, comme deux corps co-orbitaux sur des orbites planes et circulaires formant avec leur étoile un triangle équilatéral tournant.
Cependant, certaines configurations plus subtiles n'ont été découvertes que récemment.
Dans le cas de deux points matériels à faibles excentricités et inclinaisons, les aspects analytiques de la dynamique sont bien compris.
Cependant, de grandes excentricités ou inclinaisons sont responsables de changements topologiques dans l'espace des phases, tandis que des corps étendus peuvent engendrer la dissipation de l'énergie mécanique, et la dynamique dans ces cas a encore des zones d'ombre.
Aucune des huit planètes du système Solaire ne co-orbitent ensemble le Soleil, bien que des corps co-orbitaux existent dans le système Solaire, soit entre deux objets mineurs (orbitant une planète), soit entre une planète et un objet mineur (orbitant le Soleil).
Cette absence de planètes co-orbitales n'est a priori pas la norme dans les systèmes exoplanétaires, puisque les modèles de formation prédisent leur existence.
Pourtant, en dépit de milliers de détections d'exoplanètes, aucune paire de planètes co-orbitales n'a été détectée à ce jour.
Bien que cela puisse s'expliquer par des biais observationnels, nous montrons dans ce manuscript que les forces de marées sont responsables de la destruction des paires de planètes co-orbitales.
Nous construisons un modèle analytique de marées du système plan étoile-planète-planète, basé sur une extension, avec dissipation de marées, du formalisme Hamiltonien.
Le modèle fournit une expression analytique précise de la durée de vie de la paire, dépendant des paramètres, et qui permet de prédire quelles exoplanètes déjà découvertes pourraient avoir un compagnon co-orbital non détecté.
Les modèles de formation prédisent aussi qu'un nombre important de planètes co-orbitales sont formées au sein d'une chaîne de résonance.
Ainsi, nous étendons l'étude précédente au cas où la paire est au sein d'une chaîne de résonance.
Plus précisément, nous construisons un modèle Hamiltonien de la chaîne de résonance p:p:p+1 où la paire de co-orbitaux est en résonance de moyen mouvement du premier ordre p:p+1 avec une troisième planète externe, p étant un petit entier.
Après comparaison des familles d'équilibres du modèle avec les familles d'orbites quasipériodiques correspondantes dans le système complet, nous ajoutons la dissipation de marées au modèle à l'aide d'un formalisme pseudo-Hamiltonien.
Nous montrons que cette chaîne de résonance met en scène une résonance séculaire 1:1 entre la libration de l'angle co-orbital et la précession des péricentres, et en analysant les valeurs propres du système différentiel linéarisé au voisinage des familles d'équilibres, nous montrons comment les marées stabilisent le système aux alentours de cette résonance séculaire, rendant la paire de planètes co-orbitales bien plus stable quand elle est dans la chaîne de résonance p:p:p+1.
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