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Fréquence de réponse et influence sociale
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Dans l'étude des processus d'influence, il est très important de remarquer l'isomorphisme entre le système de réponse à la tâche et le système de réponse à l'influence : avec des tâches qui impliquent des réponses catégorielles, on observe des réponses à l'influence de type catégoriel : conformité ou indépendance ; avec des tâches qui impliquent un continuum de réponse, on observe dans les situations d'influence, des convergences plus ou moins marquées qui s'inscrivent sur un continuum. Il est cependant possible de retrouver une perspective unitaire dans ce domaine, en introduisant dans les tâches catégorielles une certaine forme de quantification, par exemple des degrés d'erreur ou la fréquence initiale des réponses. Avec cette dernière méthode, on peut également considérer les problèmes impliquant une réponse exacte (affaire de savoir ou de faits) et les problèmes qui n'en impliquent pas (affaire d'opinion) comme appartenant à un même ensemble. La présente recherche utilise la technique du « groupe simulé » de Crutchfield et des problèmes à réponses catégorielles, qui comportent une réponse exacte et présentent des degrés divers de difficulté : le but est d'étudier quels changements entraîne la communication d'une réponse de groupe unanime qui est tantôt vraie, tantôt fausse, et en même temps, tantôt différente de la réponse initiale du sujet (communication contradictoire ou infirmante) tantôt identique à celle-ci (communication confirmante). Les résultats montrent que : 1) Une communication infirmante entraîne une diminution de la fréquence des réponses infirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse diminuent de la même façon, à fréquence initiale égale ; les réponses fortes, c'est-à-dire initialement fréquentes (vraies ou fausses), diminuent relativement moins que les réponses faibles, c'est-à-dire initialement peu fréquentes (vraies ou fausses) ; 2) une communication confirmante entraîne une augmentation dans la fréquence des réponses confirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse augmentent de la même façon, à fréquence initiale égale, les réponses fortes (vraies ou fausses) augmentent relativement moins que les réponses faibles (vraies ou fausses). Ce n'est donc pas le caractère vrai ou faux de la réponse initiale ou de la réponse communiquée, mais la force de la réponse initiale du sujet qui est la variable importante des processus d'influence. Il importe en conséquence de substituer à la notion de vérité objective, vérité pour l'expérimentateur, celle d'évidence subjective qui est vérité pour le sujet ; cette évidence a toujours quelque rapport avec certains caractères objectifs du stimulus ou du problème. La fréquence d'une réponse dans un échantillon donné semble un bon indice de cette force d'évidence. tantôt vraie, tantôt fausse, et en même temps, tantôt différente de la réponse initiale du sujet (communication contradictoire ou infirmante) tantôt identique à celle-ci (communication confirmante). Les résultats montrent que : 1) Une communication infirmante entraîne une diminution de la fréquence des réponses infirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse diminuent de la même façon, à fréquence initiale égale ; les réponses fortes, c'est-à-dire initialement fréquentes (vraies ou fausses), diminuent relativement moins que les réponses faibles, c'est-à-dire initialement peu fréquentes (vraies ou fausses) ; 2) une communication confirmante entraîne une augmentation dans la fréquence des réponses confirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse augmentent de la même façon, à fréquence initiale égale, les réponses fortes (vraies ou fausses) augmentent relativement moins que les réponses faibles (vraies ou fausses). Ce n'est donc pas le caractère vrai ou faux de la réponse initiale ou de la réponse communiquée, mais la force de la réponse initiale du sujet qui est la variable importante des processus d'influence. Il importe en conséquence de substituer à la notion de vérité objective, vérité pour l'expérimentateur, celle d'évidence subjective qui est vérité pour le sujet ; cette évidence a toujours quelque rapport avec certains caractères objectifs du stimulus ou du problème. La fréquence d'une réponse dans un échantillon donné semble un bon indice de cette force d'évidence.
Title: Fréquence de réponse et influence sociale
Description:
Dans l'étude des processus d'influence, il est très important de remarquer l'isomorphisme entre le système de réponse à la tâche et le système de réponse à l'influence : avec des tâches qui impliquent des réponses catégorielles, on observe des réponses à l'influence de type catégoriel : conformité ou indépendance ; avec des tâches qui impliquent un continuum de réponse, on observe dans les situations d'influence, des convergences plus ou moins marquées qui s'inscrivent sur un continuum.
Il est cependant possible de retrouver une perspective unitaire dans ce domaine, en introduisant dans les tâches catégorielles une certaine forme de quantification, par exemple des degrés d'erreur ou la fréquence initiale des réponses.
Avec cette dernière méthode, on peut également considérer les problèmes impliquant une réponse exacte (affaire de savoir ou de faits) et les problèmes qui n'en impliquent pas (affaire d'opinion) comme appartenant à un même ensemble.
La présente recherche utilise la technique du « groupe simulé » de Crutchfield et des problèmes à réponses catégorielles, qui comportent une réponse exacte et présentent des degrés divers de difficulté : le but est d'étudier quels changements entraîne la communication d'une réponse de groupe unanime qui est tantôt vraie, tantôt fausse, et en même temps, tantôt différente de la réponse initiale du sujet (communication contradictoire ou infirmante) tantôt identique à celle-ci (communication confirmante).
Les résultats montrent que : 1) Une communication infirmante entraîne une diminution de la fréquence des réponses infirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse diminuent de la même façon, à fréquence initiale égale ; les réponses fortes, c'est-à-dire initialement fréquentes (vraies ou fausses), diminuent relativement moins que les réponses faibles, c'est-à-dire initialement peu fréquentes (vraies ou fausses) ; 2) une communication confirmante entraîne une augmentation dans la fréquence des réponses confirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse augmentent de la même façon, à fréquence initiale égale, les réponses fortes (vraies ou fausses) augmentent relativement moins que les réponses faibles (vraies ou fausses).
Ce n'est donc pas le caractère vrai ou faux de la réponse initiale ou de la réponse communiquée, mais la force de la réponse initiale du sujet qui est la variable importante des processus d'influence.
Il importe en conséquence de substituer à la notion de vérité objective, vérité pour l'expérimentateur, celle d'évidence subjective qui est vérité pour le sujet ; cette évidence a toujours quelque rapport avec certains caractères objectifs du stimulus ou du problème.
La fréquence d'une réponse dans un échantillon donné semble un bon indice de cette force d'évidence.
tantôt vraie, tantôt fausse, et en même temps, tantôt différente de la réponse initiale du sujet (communication contradictoire ou infirmante) tantôt identique à celle-ci (communication confirmante).
Les résultats montrent que : 1) Une communication infirmante entraîne une diminution de la fréquence des réponses infirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse diminuent de la même façon, à fréquence initiale égale ; les réponses fortes, c'est-à-dire initialement fréquentes (vraies ou fausses), diminuent relativement moins que les réponses faibles, c'est-à-dire initialement peu fréquentes (vraies ou fausses) ; 2) une communication confirmante entraîne une augmentation dans la fréquence des réponses confirmées ; une réponse vraie et une réponse fausse augmentent de la même façon, à fréquence initiale égale, les réponses fortes (vraies ou fausses) augmentent relativement moins que les réponses faibles (vraies ou fausses).
Ce n'est donc pas le caractère vrai ou faux de la réponse initiale ou de la réponse communiquée, mais la force de la réponse initiale du sujet qui est la variable importante des processus d'influence.
Il importe en conséquence de substituer à la notion de vérité objective, vérité pour l'expérimentateur, celle d'évidence subjective qui est vérité pour le sujet ; cette évidence a toujours quelque rapport avec certains caractères objectifs du stimulus ou du problème.
La fréquence d'une réponse dans un échantillon donné semble un bon indice de cette force d'évidence.
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