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Ornament, Representation, and Imaginary Animals in Bronze Age China

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Décor, représentation et animaux imaginaires dans la Chine à l'âge du Bronze Dans l'art de la Chine à l'âge du Bronze - entre environ 1500 et 200 avant notre ère -, les animaux imaginaires prédominent. À la fin de la période, le plus important de ces animaux était le dragon, qui était parvenu alors à une forme comparable à celle du lézard, forme qui nous est aujourd'hui familière, puisque c'est le «dragon chinois» des Han et des époques postérieures. Cependant, ce dragon était inconnu au début de la période. Les animaux imaginaires inventés par les artisans du bronze de la phase Erligang (env. 1500-1300 av. J.-C.) sont radicalement différents des dragons Han, et ce sont les motifs de Erligang qui façonnent le développement de l'art durant le premier millénaire de l'âge du Bronze. Pourtant, la rupture entre la tradition artistique qui apparaît durant la phase Erligang et la tradition plus familière qui la suit n'a pas été bien perçue. Une partie du problème vient de notre habitude d'appliquer le mot «dragon» indistinctement aux motifs de Erligang et à ceux des Han (206 av.-220 apr. J.-C), habitude qui nous pousse insensiblement à admettre que ces motifs sont pour l'essentiel une seule et même chose. De fait, certains chercheurs les pensent, sans y prêter attention, comme des représentations différentes d'un même animal, en oubliant que les dragons ne sauraient être représentés puisqu'ils n'existent pas dans la nature. Les chercheurs qui pensent de cette manière expliquent ces motifs zoomorphes curieusement vagues comme des représentations «stylisées» d'animaux que les périodes postérieures ont figurés avec plus de fidélité. En d'autres termes, ils s'imaginent que l'artiste de Erligang visualisait le lézard recouvert d'écaillés tel qu'il est connu aux époques postérieures, mais que pour une raison quelconque il a choisi de le représenter seulement d'une façon abstraite et schématique. Cette façon de penser refuse de prendre les témoins visuels de Erligang comme ils sont. Ce faisant, elle passe à côté de la nouveauté représentée par les animaux crédibles et prosaïques qui commencent d'apparaître à l'époque des Royaumes combattants. Cet article a pour thèse que les animaux imaginaires du ve siècle avant notre ère et après se distinguent de leurs prédécesseurs par un changement fondamental de caractère, et que la raison principale de ce changement tient à l'influence des steppes et du Proche-Orient, influence qui a transformé quelque chose d'étrange en quelque chose de familier. Cette transformation apportée par ce stimulant étranger nous échappe tant qu'on n'examine pas l'art de la phase Erligang soigneusement et selon ses propres termes, sans se laisser influencer par notre connaissance de ce qui a suivi. Aussi bien pour elle-même que pour comprendre ce qui s'est passé ensuite, l'étrangeté de la tradition artistique de Erligang doit être abordée de façon directe.
Title: Ornament, Representation, and Imaginary Animals in Bronze Age China
Description:
Décor, représentation et animaux imaginaires dans la Chine à l'âge du Bronze Dans l'art de la Chine à l'âge du Bronze - entre environ 1500 et 200 avant notre ère -, les animaux imaginaires prédominent.
À la fin de la période, le plus important de ces animaux était le dragon, qui était parvenu alors à une forme comparable à celle du lézard, forme qui nous est aujourd'hui familière, puisque c'est le «dragon chinois» des Han et des époques postérieures.
Cependant, ce dragon était inconnu au début de la période.
Les animaux imaginaires inventés par les artisans du bronze de la phase Erligang (env.
1500-1300 av.
J.
-C.
) sont radicalement différents des dragons Han, et ce sont les motifs de Erligang qui façonnent le développement de l'art durant le premier millénaire de l'âge du Bronze.
Pourtant, la rupture entre la tradition artistique qui apparaît durant la phase Erligang et la tradition plus familière qui la suit n'a pas été bien perçue.
Une partie du problème vient de notre habitude d'appliquer le mot «dragon» indistinctement aux motifs de Erligang et à ceux des Han (206 av.
-220 apr.
J.
-C), habitude qui nous pousse insensiblement à admettre que ces motifs sont pour l'essentiel une seule et même chose.
De fait, certains chercheurs les pensent, sans y prêter attention, comme des représentations différentes d'un même animal, en oubliant que les dragons ne sauraient être représentés puisqu'ils n'existent pas dans la nature.
Les chercheurs qui pensent de cette manière expliquent ces motifs zoomorphes curieusement vagues comme des représentations «stylisées» d'animaux que les périodes postérieures ont figurés avec plus de fidélité.
En d'autres termes, ils s'imaginent que l'artiste de Erligang visualisait le lézard recouvert d'écaillés tel qu'il est connu aux époques postérieures, mais que pour une raison quelconque il a choisi de le représenter seulement d'une façon abstraite et schématique.
Cette façon de penser refuse de prendre les témoins visuels de Erligang comme ils sont.
Ce faisant, elle passe à côté de la nouveauté représentée par les animaux crédibles et prosaïques qui commencent d'apparaître à l'époque des Royaumes combattants.
Cet article a pour thèse que les animaux imaginaires du ve siècle avant notre ère et après se distinguent de leurs prédécesseurs par un changement fondamental de caractère, et que la raison principale de ce changement tient à l'influence des steppes et du Proche-Orient, influence qui a transformé quelque chose d'étrange en quelque chose de familier.
Cette transformation apportée par ce stimulant étranger nous échappe tant qu'on n'examine pas l'art de la phase Erligang soigneusement et selon ses propres termes, sans se laisser influencer par notre connaissance de ce qui a suivi.
Aussi bien pour elle-même que pour comprendre ce qui s'est passé ensuite, l'étrangeté de la tradition artistique de Erligang doit être abordée de façon directe.

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