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Selection, Socialisation, and Mutual Adaptation: Resolving Discrepancies Between People and Work
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Dans cet article on discute la relation entre (auto‐)sélection et socialisation et on suggère qu'elle est davantage qu'une simple relation réciproque de deux variables indépendantes. Elle est plutôt présentée comme une “cooperation” où chaque processus contribue à la réalisation d'un ajustement entre la personne et son travail. Leur contributions relatives ne seraient cependant pas constantes dans le temps et en toutes circonstances, mais plutôt dépendantes des effets de l'autre processus. Il s'ensuit que les effets de la sélection devraient être spécialement importants quand les possibilités de choisir son travail et d'en changer sont nombreuses. On aboutirait alors à un assez bon ajustement par la sélection, ce qui ne laisserait que peu de place à la socialisation. L'importance des effets de la sélection dans certaines situations historiques ne permet done pas de mettre en évidence le pouvoir qu'ont les conditions de travail de changer les individus. Pour cela, il conviendrait d‘étudier des situations de socialisation “fortes”, celles qui limitent les possibilités de changer de travail.
La valeur heuristique du concept de rôle est soulignée, dans une acception qui ne se limite pas aux attentes comportementales, mais qui inclut également les processus de la constitution de l'identité, processus qui impliquent la catégorisation sociale, I‘“ego‐relevance” des activités et attitudes liées au rôle ainsi que les conséquences que cela entraîne pour la défense et la (sur‐) valorisation de soi. Le fait de s'ajuster à des rôles de base acceptés peut done aboutir à un surajustement, même dans des domaines pour lesquels il n'existe pas de fortes attentes normatives. Cela pourrait être une autre voie pour découvrir les effets de la socialisation. Inversement, le fait de se distancer de son rôle est présenté comme un moyen de faire face à des rôles peu attrayants. Enfin, on discute la question du modelage de son rôle (en fonction de ses besoins et compétences) qui, avec la sélection et la socialisation, conduit à la personalisation des emplois, et rend difficile, dans les plans de recherche, le traitement des personnes et du travail comme des entités indépendantes.
The relationship between (self‐)selection and socialisation is discussed as going beyond a reciprocal relationship of two independent variables. Rather, it is seen as a “cooperation” in which each contributes to the achievement of a fit between person and work. Their relative contribution is seen not as constant over time and circumstances but as depending on the effects of the respective other process. It follows that selection effects should be especially strong at times where the possibilities to choose one's work and to change jobs are high, thus leading to a reasonably good fit through selection, leaving comparably little room for socialisation effects. Strong selection effects in certain historical situations do not, therefore, reveal the potential that working conditions have for changing people. This would require studying “strong” socialisation situations, that is, those that limit the potential for job changes.
The heuristic value of the role concept is emphasised, advocating an understanding of roles that goes beyond behavioural expectations to include processes of identity formation, which in turn implies social categorisation, ego‐relevance of role‐related activities and attitudes, and the consequences implied by this for self‐defences and self‐enhancement. Adjusting to roles that one accepts principally may therefore lead to overadjustment, even in areas where no strong normative expectations exist, and this may be another route for the discovery of socialisation effects. Conversely, role‐distancing is discussed as a means of coping with unrewarding roles. Finally, job moulding is discussed, which, together with traditional selection and socialisation processes, leads to a “personalisation” of jobs, making it difficult to treat person and job as independent entities in research designs.
Title: Selection, Socialisation, and Mutual Adaptation: Resolving Discrepancies Between People and Work
Description:
Dans cet article on discute la relation entre (auto‐)sélection et socialisation et on suggère qu'elle est davantage qu'une simple relation réciproque de deux variables indépendantes.
Elle est plutôt présentée comme une “cooperation” où chaque processus contribue à la réalisation d'un ajustement entre la personne et son travail.
Leur contributions relatives ne seraient cependant pas constantes dans le temps et en toutes circonstances, mais plutôt dépendantes des effets de l'autre processus.
Il s'ensuit que les effets de la sélection devraient être spécialement importants quand les possibilités de choisir son travail et d'en changer sont nombreuses.
On aboutirait alors à un assez bon ajustement par la sélection, ce qui ne laisserait que peu de place à la socialisation.
L'importance des effets de la sélection dans certaines situations historiques ne permet done pas de mettre en évidence le pouvoir qu'ont les conditions de travail de changer les individus.
Pour cela, il conviendrait d‘étudier des situations de socialisation “fortes”, celles qui limitent les possibilités de changer de travail.
La valeur heuristique du concept de rôle est soulignée, dans une acception qui ne se limite pas aux attentes comportementales, mais qui inclut également les processus de la constitution de l'identité, processus qui impliquent la catégorisation sociale, I‘“ego‐relevance” des activités et attitudes liées au rôle ainsi que les conséquences que cela entraîne pour la défense et la (sur‐) valorisation de soi.
Le fait de s'ajuster à des rôles de base acceptés peut done aboutir à un surajustement, même dans des domaines pour lesquels il n'existe pas de fortes attentes normatives.
Cela pourrait être une autre voie pour découvrir les effets de la socialisation.
Inversement, le fait de se distancer de son rôle est présenté comme un moyen de faire face à des rôles peu attrayants.
Enfin, on discute la question du modelage de son rôle (en fonction de ses besoins et compétences) qui, avec la sélection et la socialisation, conduit à la personalisation des emplois, et rend difficile, dans les plans de recherche, le traitement des personnes et du travail comme des entités indépendantes.
The relationship between (self‐)selection and socialisation is discussed as going beyond a reciprocal relationship of two independent variables.
Rather, it is seen as a “cooperation” in which each contributes to the achievement of a fit between person and work.
Their relative contribution is seen not as constant over time and circumstances but as depending on the effects of the respective other process.
It follows that selection effects should be especially strong at times where the possibilities to choose one's work and to change jobs are high, thus leading to a reasonably good fit through selection, leaving comparably little room for socialisation effects.
Strong selection effects in certain historical situations do not, therefore, reveal the potential that working conditions have for changing people.
This would require studying “strong” socialisation situations, that is, those that limit the potential for job changes.
The heuristic value of the role concept is emphasised, advocating an understanding of roles that goes beyond behavioural expectations to include processes of identity formation, which in turn implies social categorisation, ego‐relevance of role‐related activities and attitudes, and the consequences implied by this for self‐defences and self‐enhancement.
Adjusting to roles that one accepts principally may therefore lead to overadjustment, even in areas where no strong normative expectations exist, and this may be another route for the discovery of socialisation effects.
Conversely, role‐distancing is discussed as a means of coping with unrewarding roles.
Finally, job moulding is discussed, which, together with traditional selection and socialisation processes, leads to a “personalisation” of jobs, making it difficult to treat person and job as independent entities in research designs.
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