Javascript must be enabled to continue!
Les « Guerres d’Indépendance » italiennes au temps de « Firenze Capitale », 1864-1870 : conquérir Venise, aller à Rome ?
View through CrossRef
La convention entre la France et l’Italie signée le 15 septembre 1864 a provoqué, dans la capitale Turinoise, de violents tumultes et une répression sanglante. Malgré les titres de La Nazione du 21 septembre 1864 annonçant que Florence « accepterait la garde du grand diadème pour le restituer le jour venu où cesserait l’attente de l’Italie sur le chemin de Rome », l’annonce du transfert de la capitale ne soulève pas d’enthousiasme particulier dans la capitale toscane. Dès 1862, Garibaldi, avec le soutien plus ou moins officiel du gouvernement Rattazzi, va prêcher « l’Évangile de la Sainte Carabine », qui doit permettre au royaume de conquérir les terres non encore rattachées à la mère patrie. La Vénétie est la première étape. L’ennemi Autrichien est cru faible, et l’alliance avec la Prusse doit faire de la guerre de 1866 une formalité. Venise sera italienne, mais quelle en seront les conséquences politiques et sociales ? Aller à Rome. Faire de la Ville Eternelle la capitale « naturelle » du Royaume d’Italie. Dès la proclamation du Royaume d’Italie, cette ambition est affichée. Mais cette ambition suppose une double confrontation, d’une part avec le pouvoir temporel du Souverain Pontife, adversaire militairement faible, mais fort de son influence religieuse et diplomatique, et d’autre part avec les nations garantes de la sécurité et de l’intégrité des États Pontificaux, et en premier lieu, l’Empire Français de Napoléon III.
Title: Les « Guerres d’Indépendance » italiennes au temps de « Firenze Capitale », 1864-1870 : conquérir Venise, aller à Rome ?
Description:
La convention entre la France et l’Italie signée le 15 septembre 1864 a provoqué, dans la capitale Turinoise, de violents tumultes et une répression sanglante.
Malgré les titres de La Nazione du 21 septembre 1864 annonçant que Florence « accepterait la garde du grand diadème pour le restituer le jour venu où cesserait l’attente de l’Italie sur le chemin de Rome », l’annonce du transfert de la capitale ne soulève pas d’enthousiasme particulier dans la capitale toscane.
Dès 1862, Garibaldi, avec le soutien plus ou moins officiel du gouvernement Rattazzi, va prêcher « l’Évangile de la Sainte Carabine », qui doit permettre au royaume de conquérir les terres non encore rattachées à la mère patrie.
La Vénétie est la première étape.
L’ennemi Autrichien est cru faible, et l’alliance avec la Prusse doit faire de la guerre de 1866 une formalité.
Venise sera italienne, mais quelle en seront les conséquences politiques et sociales ? Aller à Rome.
Faire de la Ville Eternelle la capitale « naturelle » du Royaume d’Italie.
Dès la proclamation du Royaume d’Italie, cette ambition est affichée.
Mais cette ambition suppose une double confrontation, d’une part avec le pouvoir temporel du Souverain Pontife, adversaire militairement faible, mais fort de son influence religieuse et diplomatique, et d’autre part avec les nations garantes de la sécurité et de l’intégrité des États Pontificaux, et en premier lieu, l’Empire Français de Napoléon III.
Related Results
La légende de Venise
La légende de Venise
C’est à Venise que j’ai décidé toute ma vie" écrit Barrés en préfaçant sa trilogie du Culte du Moi, en 1892. Et Venise représente en effet le lieu fondateur de son expérience d’écr...
Le décompte du temps de travail
Le décompte du temps de travail
À lire certains professionnels du droit, le décompte du temps de travail aurait fait son temps. Les cadres ne « compteraient pas leur temps », le décompte serait lié à la « civilis...
«Una potenza accanto alle potenze». Firenze Capitale d’Italia (1865-1870)
«Una potenza accanto alle potenze». Firenze Capitale d’Italia (1865-1870)
Il trasferimento della capitale d’Italia da Torino a Firenze già ipotizzato e discusso dopo l’Unità nel 1861, divenne argomento centrale del dibattito politico europeo a partire da...
De Venise à Venise
De Venise à Venise
Maurice Barrès a écrit La Mort de Venise ; et Thomas Mann, quelque dix ans plus tard, La Mort à Venise. Le premier a vu ou a voulu voir dans la ville mythique le lieu de la délique...
Venise, les Turcs, la Crète
Venise, les Turcs, la Crète
Entre 1463 et 1718, sept guerres ont opposé Venise à l’Empire ottoman. La Crète se trouve aux premières loges dans ces conflits et la défaite définitive de la Sérénissime la fera p...
L'indépendance de l'avocat
L'indépendance de l'avocat
Quel que soit le sujet et quelle que soit l’époque, l’indépendance de l’avocat est une notion soulevée de façon omniprésente. La multiplicité des occurrences discursives qu’elle su...
Aller au cinéma, aller au peuple
Aller au cinéma, aller au peuple
Jenny LEFCOURT Aller au cinéma, aller au peuple Pendant l’entre-deux guerres et pour une partie de la société française, aller au cinéma était l’équivalent d’« aller au peuple » à ...
François Ier et Venise
François Ier et Venise
Au moment où François Ier monte sur le trône, le souvenir de la ligue de Cambrai, vaste coalition européenne montée par la France contre Venise, est effacé et, depuis mars 1513, la...

