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Recueillir les toponymes inuit. Pour quoi faire?

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Constatant l'engouement actuel pour les toponymies inuit, tant de la part des Inuit que des anthropologues et géographes, ce texte propose une réflexion sur les enjeux des opérations de recueil des séries toponymiques inuit, qui se sont multipliées depuis la fin des années 1980. On considère notamment les processus de reconnaissance officielle par les gouvernements territoriaux ou provinciaux et par le gouvernement fédéral. Ceux-ci doivent aboutir à une transposition des cartes mentales des Inuit — riches de lieux nommés — sur les cartes officielles publiées par le Ministère des ressources naturelles. Cette transposition implique la substitution de la plupart des toponymes de langue anglaise (ou française) par des toponymes inuit. Partant de sa propre expérience de collecte de noms de lieux auprès des Inuinnait (arctique central occidental, Nunavut et Territoires du Nord-Ouest), l'auteure déploie sa réflexion en trois temps. Le premier est celui du récit des difficultés rencontrées dans le cadre du processus d'officialisation — encore en cours — des 1007 toponymes inuinnait recueillis en 1991-1992. Le second est celui de l'analyse des quatre temps forts d'une réunion qui s'est tenue dans le village d'Holman le 12 août 2003. Il s'agissait de valider une série de cartes-épreuves sur lesquelles le Bureau toponymique territorial de Yellowknife avait inscrit l'ensemble des toponymes inuinnait situés dans les actuels T.N.-O. Le troisième temps est celui des interrogations sur les modalités de l'officialisation, les diverses méthodes et échelles d'enquêtes toponymiques, et la portée de la transcription d'un savoir qui ne demeure vivant que tant qu'il est partagé directement, en actes ou en paroles.
Title: Recueillir les toponymes inuit. Pour quoi faire?
Description:
Constatant l'engouement actuel pour les toponymies inuit, tant de la part des Inuit que des anthropologues et géographes, ce texte propose une réflexion sur les enjeux des opérations de recueil des séries toponymiques inuit, qui se sont multipliées depuis la fin des années 1980.
On considère notamment les processus de reconnaissance officielle par les gouvernements territoriaux ou provinciaux et par le gouvernement fédéral.
Ceux-ci doivent aboutir à une transposition des cartes mentales des Inuit — riches de lieux nommés — sur les cartes officielles publiées par le Ministère des ressources naturelles.
Cette transposition implique la substitution de la plupart des toponymes de langue anglaise (ou française) par des toponymes inuit.
Partant de sa propre expérience de collecte de noms de lieux auprès des Inuinnait (arctique central occidental, Nunavut et Territoires du Nord-Ouest), l'auteure déploie sa réflexion en trois temps.
Le premier est celui du récit des difficultés rencontrées dans le cadre du processus d'officialisation — encore en cours — des 1007 toponymes inuinnait recueillis en 1991-1992.
Le second est celui de l'analyse des quatre temps forts d'une réunion qui s'est tenue dans le village d'Holman le 12 août 2003.
Il s'agissait de valider une série de cartes-épreuves sur lesquelles le Bureau toponymique territorial de Yellowknife avait inscrit l'ensemble des toponymes inuinnait situés dans les actuels T.
N.
-O.
Le troisième temps est celui des interrogations sur les modalités de l'officialisation, les diverses méthodes et échelles d'enquêtes toponymiques, et la portée de la transcription d'un savoir qui ne demeure vivant que tant qu'il est partagé directement, en actes ou en paroles.

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