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The Medusa of Eloquence : Jonson’s Catiline, or his Conspiracy
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Dans un passage étonnant situé à la fin de Catiline, Or His Conspiracy, Ben Jonson représente la Rome de la fin de la république sous le consulat de Cicéron comme une sorte de Méduse pétrifiante. A la fin du seizième et au début du dix-septième siècles, la figure de Méduse est fréquemment utilisée comme emblème d’une éloquence persuasive et forte. Les mythographes du seizième siècle, le théâtre de l’époque et l’iconographie témoignent de cette allégorisation de la Méduse comme éloquence. L’image jonsonienne de Rome comme une Méduse peut aussi se lire comme une représentation emblématique de l’éloquence oratoire de Cicéron, l’homme qui est prêt à utiliser les armes dangereuses de la rhétorique et de la politique pour sauver Rome du mal qu’incarne Catiline. L’éloquence de Cicéron, brandie comme une tête de Méduse, peut s’interpréter comme une variante de la fureur catilinienne utilisée comme protection contre cette même fureur. Jonson met en scène le contraste entre l’éloquence “excessive” de Cicéron et le silence machiavellique de César. L’ambiguïté du dénouement souligne la nature problématique de Cicéron et semble suggérer sa parenté profonde avec celui dont il est la némésis.
Title: The Medusa of Eloquence : Jonson’s Catiline, or his Conspiracy
Description:
Dans un passage étonnant situé à la fin de Catiline, Or His Conspiracy, Ben Jonson représente la Rome de la fin de la république sous le consulat de Cicéron comme une sorte de Méduse pétrifiante.
A la fin du seizième et au début du dix-septième siècles, la figure de Méduse est fréquemment utilisée comme emblème d’une éloquence persuasive et forte.
Les mythographes du seizième siècle, le théâtre de l’époque et l’iconographie témoignent de cette allégorisation de la Méduse comme éloquence.
L’image jonsonienne de Rome comme une Méduse peut aussi se lire comme une représentation emblématique de l’éloquence oratoire de Cicéron, l’homme qui est prêt à utiliser les armes dangereuses de la rhétorique et de la politique pour sauver Rome du mal qu’incarne Catiline.
L’éloquence de Cicéron, brandie comme une tête de Méduse, peut s’interpréter comme une variante de la fureur catilinienne utilisée comme protection contre cette même fureur.
Jonson met en scène le contraste entre l’éloquence “excessive” de Cicéron et le silence machiavellique de César.
L’ambiguïté du dénouement souligne la nature problématique de Cicéron et semble suggérer sa parenté profonde avec celui dont il est la némésis.
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