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Photopériode, métabolisme et reproduction : intérêt du modèle équin
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Chez les Équidés, les mises-bas ont lieu au printemps, conséquence d'une période sans ovulation commençant vers octobre pour s'achever fin avril. Pour les éleveurs, une avance de la première ovulation est capitale car elle augmente d'une part, le nombre de cycles utilisables et d'autre part, l'âge réel au moment de l'épreuve sportive ou de l'abattage. Chez les juments, l'avance maximale de la date de la première ovulation annuelle, sous nos latitudes, est obtenue avec un éclairement quotidien de 14h30, commençant vers le solstice d'hiver et pouvant être interrompu au bout de 35 jours longs (JL). Ce traitement est robuste : des accidents répétés n'altèrent pas son effet. L'administration de mélatonine à des ponettes en inactivité hivernale, chaque soir ou sous forme d'implants sous-cutanés, supprime l'effet photostimulant des JL. Par contre, la pose des implants, aux alentours du solstice d'été, avance la première ovulation de l’année suivante comme chez des juments photostimulées, démontrant ainsi l'existence d'un rythme endogène annuel. Ces implants posés dans les mêmes conditions chez des juments non gravides n'induisent pas l'inactivité. Le rôle de la mélatonine semble donc limité au centrage du moment de la phase d'inactivité. Chez des animaux maigres, en bonne santé, sous photopériode naturelle, l'inactivité est systématique et durable. Cette inhibition, liée à la sous-alimentation masque l'effet de la photostimulation. Par contre, 60 % des juments grasses cyclent toute l'année, les 40 % restants présentent une inactivité très courte correspondant à l'absence d’un ou deux cycles. Une réalimentation automnale ou hivernale des juments amaigries ne semble pas avoir d’effet sur la date de la première ovulation annuelle. La nutrition est la principale cause de l'arrêt hivernal de la cyclicité mais n'intervient pas sur sa reprise printanière. Le mécanisme qui induit à l'automne l’arrêt de la cyclicité est dû à l'interaction entre des jours courts et une balance énergétique négative. Cette interaction nutrition-photopériode est semble-t-il généralisable à de nombreuses espèces des zones tempérées.
Title: Photopériode, métabolisme et reproduction : intérêt du modèle équin
Description:
Chez les Équidés, les mises-bas ont lieu au printemps, conséquence d'une période sans ovulation commençant vers octobre pour s'achever fin avril.
Pour les éleveurs, une avance de la première ovulation est capitale car elle augmente d'une part, le nombre de cycles utilisables et d'autre part, l'âge réel au moment de l'épreuve sportive ou de l'abattage.
Chez les juments, l'avance maximale de la date de la première ovulation annuelle, sous nos latitudes, est obtenue avec un éclairement quotidien de 14h30, commençant vers le solstice d'hiver et pouvant être interrompu au bout de 35 jours longs (JL).
Ce traitement est robuste : des accidents répétés n'altèrent pas son effet.
L'administration de mélatonine à des ponettes en inactivité hivernale, chaque soir ou sous forme d'implants sous-cutanés, supprime l'effet photostimulant des JL.
Par contre, la pose des implants, aux alentours du solstice d'été, avance la première ovulation de l’année suivante comme chez des juments photostimulées, démontrant ainsi l'existence d'un rythme endogène annuel.
Ces implants posés dans les mêmes conditions chez des juments non gravides n'induisent pas l'inactivité.
Le rôle de la mélatonine semble donc limité au centrage du moment de la phase d'inactivité.
Chez des animaux maigres, en bonne santé, sous photopériode naturelle, l'inactivité est systématique et durable.
Cette inhibition, liée à la sous-alimentation masque l'effet de la photostimulation.
Par contre, 60 % des juments grasses cyclent toute l'année, les 40 % restants présentent une inactivité très courte correspondant à l'absence d’un ou deux cycles.
Une réalimentation automnale ou hivernale des juments amaigries ne semble pas avoir d’effet sur la date de la première ovulation annuelle.
La nutrition est la principale cause de l'arrêt hivernal de la cyclicité mais n'intervient pas sur sa reprise printanière.
Le mécanisme qui induit à l'automne l’arrêt de la cyclicité est dû à l'interaction entre des jours courts et une balance énergétique négative.
Cette interaction nutrition-photopériode est semble-t-il généralisable à de nombreuses espèces des zones tempérées.
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