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Le droit de mourir
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Certains auteurs défendent aujourd’hui l’idée d’un « droit de mourir ». Cette revendication s’explique par l’institutionnalisation de la mort (on meurt à l’hôpital, en institution...), la médicalisation et la technicisation de la mort (réanimation, traitements extrêmement lourds de maladies chroniques...) et le mouvement des droits propre aux démocraties (individualisme, minorités agissantes, mouvements libertaires...). Comment penser un droit de mourir? Il se décline sous forme de trois droits, en débat : (a) le droit aux soins palliatifs, (b) le droit de refuser des traitements, même vitaux et (c) le droit au suicide assisté ou à l’euthanasie (être aidé pour se donner la mort ou la recevoir d’un tiers). En France, la loi du 9 juin 1999 légalise les deux premiers de ces droits, les droits (a) et (b). Nous allons donc centrer notre réflexion sur trois points. D’abord, nous montrerons la complémentarité forte entre (a) et (b) et comment ces deux droits constituent bien un « droit du mourir » cohérent et légitime, moralement et politiquement. Ensuite, nous nous interrogerons sur l’utilité de (c) si (a) et (b) sont garantis et nous mettrons en question la validité morale et politique du droit (c). Enfin, nous nous demanderons si le troisième droit à introduire ne serait pas plutôt le droit à la parole sur sa propre mort.
Title: Le droit de mourir
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Certains auteurs défendent aujourd’hui l’idée d’un « droit de mourir ».
Cette revendication s’explique par l’institutionnalisation de la mort (on meurt à l’hôpital, en institution.
), la médicalisation et la technicisation de la mort (réanimation, traitements extrêmement lourds de maladies chroniques.
) et le mouvement des droits propre aux démocraties (individualisme, minorités agissantes, mouvements libertaires.
).
Comment penser un droit de mourir? Il se décline sous forme de trois droits, en débat : (a) le droit aux soins palliatifs, (b) le droit de refuser des traitements, même vitaux et (c) le droit au suicide assisté ou à l’euthanasie (être aidé pour se donner la mort ou la recevoir d’un tiers).
En France, la loi du 9 juin 1999 légalise les deux premiers de ces droits, les droits (a) et (b).
Nous allons donc centrer notre réflexion sur trois points.
D’abord, nous montrerons la complémentarité forte entre (a) et (b) et comment ces deux droits constituent bien un « droit du mourir » cohérent et légitime, moralement et politiquement.
Ensuite, nous nous interrogerons sur l’utilité de (c) si (a) et (b) sont garantis et nous mettrons en question la validité morale et politique du droit (c).
Enfin, nous nous demanderons si le troisième droit à introduire ne serait pas plutôt le droit à la parole sur sa propre mort.
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