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Voltaire et les jésuites
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La relation de Voltaire et de ses maîtres a très tôt été réduite à un cri de guerre, tout droit sorti de Candide : « Mangeons du jésuite, mangeons du jésuite » ! Foin des caricatures, le présent travail rend justice à l’une des aventures intellectuelles les plus emblématiques du siècle des Lumières et en rappelle, à l’appui d’une documentation en partie inédite, et une logique d’entrées fidèle aux traités voltairiens (« Catéchismes », « Apostasies », « Écritures ») les principaux enjeux. Il s’attarde, par-delà les provocations de l’un, et les archaïsmes des autres, sur leur rôle respectif dans la défense d’un humanisme et d’un classicisme hérités de la Renaissance et leur prévention commune contre le matérialisme et la société du spectacle naissante. Issue d’une thèse en littérature soutenue à l’Université de Genève, cette étude restitue pour la première fois les détails de l’éducation reçue par Voltaire chez les jésuites. Il établit le rôle majeur de Voltaire dans le renouveau de la pensée aristotélicienne au XVIIIe siècle et revient sur le refus de ses maîtres d’en partager les thèses.
Title: Voltaire et les jésuites
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La relation de Voltaire et de ses maîtres a très tôt été réduite à un cri de guerre, tout droit sorti de Candide : « Mangeons du jésuite, mangeons du jésuite » ! Foin des caricatures, le présent travail rend justice à l’une des aventures intellectuelles les plus emblématiques du siècle des Lumières et en rappelle, à l’appui d’une documentation en partie inédite, et une logique d’entrées fidèle aux traités voltairiens (« Catéchismes », « Apostasies », « Écritures ») les principaux enjeux.
Il s’attarde, par-delà les provocations de l’un, et les archaïsmes des autres, sur leur rôle respectif dans la défense d’un humanisme et d’un classicisme hérités de la Renaissance et leur prévention commune contre le matérialisme et la société du spectacle naissante.
Issue d’une thèse en littérature soutenue à l’Université de Genève, cette étude restitue pour la première fois les détails de l’éducation reçue par Voltaire chez les jésuites.
Il établit le rôle majeur de Voltaire dans le renouveau de la pensée aristotélicienne au XVIIIe siècle et revient sur le refus de ses maîtres d’en partager les thèses.
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