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Le rapport à l'autre dans l'oeuvre romanesque d'André Gide
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Esprit dialectique, séduisant et énigmatique, reconnu par beaucoup comme égotiste, Gide est aussi un écrivain animé d’un besoin de s’ouvrir à autrui. Il se débarrasse de l’égocentrisme pour aller vers l’autre. Tout au long de sa carrière, il affirme progressivement son ouverture à autrui et le besoin d’être autre. De là lui vient la nécessité de se créer un double romanesque pour se voir à travers les yeux d’un autre. Cette problématique invite à redéfinir son œuvre.Notre étude s’attache à relever la place de l’autre et à envisager les différentes formes qu’il prend dans l’univers romanesque gidien, et plus particulièrement son rôle partagé entre protection et perversion. Comment la rencontre avec l’autre peut-elle apporter à l’être gidien le bonheur comme le malheur ? Le rapport illusoire qui plane, tant à l’intérieur de la famille qu’à l’extérieur, constitue le nœud autour duquel s’articule la narration. Les rapports sentimentaux, amicaux, familiaux et sociaux sont placés sous le signe de la dissimulation et de la manipulation. Gide met en scènes des personnages partagés entre eux-mêmes et autrui. L’autre, partenaire fantasmé vers qui se dirige la plupart des personnages, est un être multiforme, et les rapports faussés finissent par s’inscrire dans l’organisation de l’écriture. L’échange, oral ou écrit, fait place à une autre forme de rapport illusoire. Les personnages, faisant semblant de s’oublier dans une pure altérité, se montrent incapables d’une ouverture sincère à autrui.Manipulateur ou protecteur, l’autre est une présence indispensable et nécessaire aussi bien pour l’être gidien que pour le fonctionnement d’une écriture. Tel est le paradoxe du texte de Gide écartelé entre la nécessité et l’impossibilité du rapport avec l’autre. La présente étude met en évidence l’altérité gidienne que révèle l’écriture, pour faire du lecteur le seul véritable complice de la narration, avec qui finalement s’instaure le seul rapport véritable.
Title: Le rapport à l'autre dans l'oeuvre romanesque d'André Gide
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Esprit dialectique, séduisant et énigmatique, reconnu par beaucoup comme égotiste, Gide est aussi un écrivain animé d’un besoin de s’ouvrir à autrui.
Il se débarrasse de l’égocentrisme pour aller vers l’autre.
Tout au long de sa carrière, il affirme progressivement son ouverture à autrui et le besoin d’être autre.
De là lui vient la nécessité de se créer un double romanesque pour se voir à travers les yeux d’un autre.
Cette problématique invite à redéfinir son œuvre.
Notre étude s’attache à relever la place de l’autre et à envisager les différentes formes qu’il prend dans l’univers romanesque gidien, et plus particulièrement son rôle partagé entre protection et perversion.
Comment la rencontre avec l’autre peut-elle apporter à l’être gidien le bonheur comme le malheur ? Le rapport illusoire qui plane, tant à l’intérieur de la famille qu’à l’extérieur, constitue le nœud autour duquel s’articule la narration.
Les rapports sentimentaux, amicaux, familiaux et sociaux sont placés sous le signe de la dissimulation et de la manipulation.
Gide met en scènes des personnages partagés entre eux-mêmes et autrui.
L’autre, partenaire fantasmé vers qui se dirige la plupart des personnages, est un être multiforme, et les rapports faussés finissent par s’inscrire dans l’organisation de l’écriture.
L’échange, oral ou écrit, fait place à une autre forme de rapport illusoire.
Les personnages, faisant semblant de s’oublier dans une pure altérité, se montrent incapables d’une ouverture sincère à autrui.
Manipulateur ou protecteur, l’autre est une présence indispensable et nécessaire aussi bien pour l’être gidien que pour le fonctionnement d’une écriture.
Tel est le paradoxe du texte de Gide écartelé entre la nécessité et l’impossibilité du rapport avec l’autre.
La présente étude met en évidence l’altérité gidienne que révèle l’écriture, pour faire du lecteur le seul véritable complice de la narration, avec qui finalement s’instaure le seul rapport véritable.
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